Wednesday, July 26, 2006
"Mais par un caprice du destin..."
Tout allait bien et je maîtrisais ma vie.
Entre trois semaines de travail totalement intensives et des sorties à foison qui m'exténuaient mais peu importait. J'assumais la fatigue de ce bon temps.
Et puis, il y a eu les voyages qui se sont enchaînés, entre Paris, Cologne et New York. Enfin, le petit cumul des rencontres... Bref, l'esprit trop occupé pour penser.
Retour des US. Content de rentrer, de retrouver ma faune et ma flore, retrouver mes amis. Pas le temps de se remettre du jet lag, je me lance à nouveau dans un cumule de partage, de soirées et de moments d'intimité. Même la déception du choix silencieux de T. ne pouvait faire remonter à la surface des douleurs enfouies.
Vint le week-end, surprenant. Le samedi, et le BBQ en pleine campagne. Le bonheur de s'allonger dans le gazon, se laisser caresser par le soleil, au milieu de mes amis, et savoir que le soir, si je le voulais, D. m'attendait à la mer. Même si quitter la fête un peu plus tôt m'attristait quelque peu. Même les gouttes immenses et les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Bruxelles alors que j'attendais le tram pour rejoindre la gare, et l'eau qui s'écoulait sur les vitres du train roulant vers Blankenberge, le ciel assombri... rien n'assombrissait mon humeur.
Installé confortablement dans le train. Livre à la main.
Le contrôleur passe. Je dépose le billet sur la tablette.
Je jette un oeil. Et là, les chiffres qui se détachent, la date qui me saute aux yeux...
22-23 juillet 2006
21-22 juillet 2005...
Le saut dans le temps me ramène un an en arrière, quand j'étais submergé de bonheur, quand la fin juillet rimait avec des allers et retours à Londres.
Ce premier week-end où nous louions une petite chambre et nous passion notre temps en amoureux au milieu de tous. Et cette séparation voluptueuse parce que le week-end d'après, il me réservait une surprise pour mon anniversaire, fêté à coup de champagne sous une tente, de route à bord de la MG décapotable pour faire le tour des vignobles anglais de la côte sud...
NON, ne pas y penser. Je me force à continuer à lire, je cherche à être absorber pour ne pas cogiter, pour ne pas craquer. Les mots s'agitent devant mes yeux et je perds le sens du fil de leurs idées... mais je continue, ce n'est pas du Zola, ni du Freud que je lie, Lauren Weisberger reste simple à comprendre.
Je descends du train, retrouve le sourire de D. Il est tellement craquant quand il sourit! Et ma vie, la mienne, celle que je vise au jour le jour, reprend ses droits. Je ne penserai plus. Et même la peur de s'apitoyer le week-end prochain s'est envolée. Je profite de la mer, de Bruxelles les bains, du You, de ma nuit à côté de D., de mon lundi de calme plat, malgré mon retard dans mes deadlines.
De la visite de D.R. qui vient me faire à manger. Nous partageons sa salade.
Etrangement, elle me parle de lui. Comme il y a environ 2 mois, quand elle me demandait si j'avais eu des nouvelles de lui sur MSN. « Non, avais-je répondu, je n'en n'aurais pas tu sais. »
Là, elle va plus loin, et me demande si je ne l'avais jamais croisé dans Bruxelles vu qu'il venait assez souvent avant. « Oui, mais depuis qu'il avait changé de travail, il ne venait plus ». Non, il ne venait quasiment plus. « C'est vrai que je me suis dit qu'un jour, je pourrais le croiser. Quant à me donner des nouvelles. Non, il ne l'a pas fait. Il ne le fera pas. » Et je le pense sincèrement. Et c'est vrai que j'ai déjà eu la peur d'un jour le croiser, alors qu'il serait de passage à Bruxelles pour ses affaires.
Nouvelle nuit aux côtés de D. qui m'emmène le lendemain au travail.
Rien ne le laissait présager, même si le sentiment était bien plus fort...
Une journée de dur labeur qui se prolonge alors qu'elle n'aurait pas dû.
Je finis pas quitter le boulot bien plus tard que prévu.
Sur le chemin du retour, je pense à lui, à ce qu'il m'a fait. A ce que je pourrais m'avérer violent envers lui parfois. Je pourrais bien le haïr pour ce qu'il a fait. Ca m'arrive.
Le bus me passe devant, c'est celui que je voulais prendre.
J'en prends un autre, autre direction.
Je descends une station avant le terminus, qui lui me dépose à côté de chez moi. Pourquoi?
Je décide de faire un détour pour passer devant le Plattesteen. Pourquoi, qu'est-ce que je peux bien espérer?
Les échanges de SMS vont bon train avec D. Sur le point d'envoyer celui que je viens d'écrire, je lève la tête, devant la terrasse du Plattesteen, et j'aperçois ce petit couple qui me plaît tant.
Inhabituellement, nos échanges sont plus longs qu'à l'accoutumée. Je voudrais rentrer, mais je n'arrive pas à couper court; cette conversation n'est, somme toute, que du remplissage.
Rien ne le laissait présager, même si le sentiment était bien plus fort...
Même quand j'ai vu leur regard se focaliser derrière mon dos, je ne me doutais pas.
Intrigué, je me suis retourné.
Bruce.
Lui, ici.
Il se dirigeait vers moi. Mon coeur défaillit. Mes membres se mettent à trembler.
Il me salue. J'en oublie la conversation que j'avais.
Les mots qu'il me dit m’arrivent de loin, mes oreilles ne sont plus aptes à les recevoir. Il me dit qu'il pensait bien (espérait?) me croiser. Il me propose un verre. Mon esprit se bouscule. Accepter, refuser, refuser accepter? J'ai tellement rêver de ce moment sans savoir ce que je ferais. Ce que je dirais.
Il ne veut pas me déranger, ni me forcer.
J'accepte. Il insiste pour ne pas déranger.
J'appuie ma décision. « I was just going home »
J'abandonne les autres et me voilà à arpenter les rues de Bruxelles à ses côtés.
sorti de nulle part « I'm very hard to understand, sometimes, i can't understand myself... »
Que puis-je relever?
« Maybe it's not a good idea to go for a drink. What do you think? »
Je ne sais pas.
« I don't know, do you want to? »
Oui, il le désire. Et il reste fidèle à lui-même, ne laisse rien transparaître. Le même. Juste... différent de mes souvenirs.
Nous cherchons un bar, il me propose même le Plattesteen sans se rendre compte que c'est là qu'il m'a vu. Lui qui a un sens de l'orientation inné. Il me semble bien désorienté.
Incontournable, nous nous dirigeons vers le Fontainas. Mes pensées se bousculent encore dans ma tête. Marchant à ses côtés, je en pense qu'à 2 choses. Maudire Dorine. J'avais oublié que la dernière fois, lorsqu'elle m'avait demandé si j'avais eu de ses nouvelles, que j'avais soutenu que je n'en aurai jamais... il m'avait contacté le lendemain même.
J'avais vu les mots en anglais s'afficher sur l'ordi et le malaise m'avait envahi.
Mes doigts brûlent d'envie de l'appeler.
Et puis, je ne pense plus qu'à Beedee, mon livre, notre livre. Devrais-je lui dire? J'en ai envie, mais je ne vois pas pourquoi je l'évoquerais.
Le Fontainas regorge de monde et espérer trouver une table est de l'utopie. Je suis content de croiser 2/3 personnes que je connais.
J'ai, à un moment, l'idée d'abandonner. Je ne veux pas que les choses se compliquent. Si nous ne sommes même pas apte à trouver un e,droit ou boire un verre.
Il me propose alors le Soleil, à deux pas, autre lieu qui a été témoin de notre bonheur. Une table se libère, naturellement, comme nous arrivons.
Comme nous nous installons.
Le silence gouverne et Bruce de remplir les blancs. Comme il sait si bien le faire.
Il a déménagé et sa vie est encore moins rose qu'elle ne l'était avant. Nos regards sont fuyants. J'ai parfois envie de lui demander s'il a eu des regrets. Pour quoi faire. Je ne cèderai pas à quoi qu'il puisse proposer. Je ressens le mur que j'ai bâti pendant ces 4 mois de douleur. J’ai parfois l'impression de ne pas être là. D'avoir un recul incroyable.
Je constate qu'il tremble. Qu'il tremble plus que moi.
Je n'ai pas grand chose à lui dire, mais je me pavane toutefois, en évoquant New York, Paris, Londres bientôt, mes 3 semaines de vacances. Lui ne voyage plus. Il a déménagé dans le Sud de l'Angleterre. Il s'ennuie, il n'y a rien à faire.
Et puis le silence encore.
Les regards fuyants.
Nous n'avons plus rien à nous dire.
Je sais que je n’ai plus rien à dire. J’ai envie de fuir, de lui dire au revoir, de déguerpir le plus rapidement possible, je ne veux pas que le maigre mur protecteur que j’ai construit ces derniers mois s’effondre. Ce serait trop dur. Insurmontable.
«Well, if there’s no more to say, maybe it’s time to say goodbye. »
De battre mon coeur s’est arrêté.
Une seconde.
La façon si froide et distante avec laquelle il dit « goodbye » sonne comme un glas.
« I think that’s a good idea. »
Je ne sais pas où j’ai trouvé ces mots. Mais ils sont pour moi bien placés. Même si j'ai encore envie de lui demander ses regrets. J'ai surtout envie de lui rappeler sa promesse... s'en souvient-il? La respectera-t-il?
Il ne bouge pas. Il ne semble pas vouloir bouger. Alors je me lève et il suit.
Je me rapproche de lui. Lui de moi.
Combien de fois avons-nous fait ce geste, le cœur battant, le souffle haletant, l’esprit libre et heureux.
Qu’en reste-t-il ?
Maintenant que cela fait 2 ans que nous nous sommes rencontrés.
Si la situation met mal à l’aise, elle ne fera pas mal.
Il baisse la tête. Nous sommes si proche l’un de l’autre.
Je baisse la tête.
Il joue avec mes pieds, timidement. Des observateurs extérieurs pourraient croire que c’était notre premier rendez-vous. En réalité, j’ai l’amer sentiment que c’est le dernier.
« Anyway, you’re still very cute ».
Que cherche-t-il? Il donne cette impression de flirter...
Je ne jouerai pas à ce jeu.
Je ne jouerai pas avec les bribes de stabilités et de joie que j’ai su rattraper récemment.
Je n’ai rien à dire.
« So goodbye. »
« Gimme a kiss »… Oui, cette phrase il me l’a répétée des centaines de fois. Le baiser à l’époque était sur la bouche, long, tendre et langoureux.
Ce soir, il sera froid, automatique et surtout… sur la joue.
« So bye… » et avec toute la force et la fierté que j’ai pu amasser, je pars.
Non, je ne me retournerai pas.
Je crois qu’il est parti.
Ou peut-être est-il resté à m’observer.
Peut-être avait-il les larmes aux yeux.
Ou était-il soulagé de me voir partir.
Peu importe. Je rentrerai chez moi.
Je serai fort.
Close encounter with destiny…
Thursday, July 13, 2006
Sentiments...
Pourquoi les sentiments doivent-ils toujours interférer.
Et pourquoi avoir le besoin de fuis ceux qui vous veulent du bien
Alors que l'on poursuit sans relâche ceux qui ne peuvent vous faire que du mal.
Dans ma course curative, les rencontres s'accumulent.
Et, pourtant bloqué dans ma prison de verre, je me pollue la tête de questions extientiellement inutile.
Non, je ne le rattraperait pas puisqu'il s'en va.
Il a décidé de partir alors que les roses se fanent.
Un mot, un geste, un souffle de ma part et il est reconquis.
Mais je n'en ferai rien.
Même si mon ego n'a qu'une envie le contacter.
Couper les ponts avce les gens va bientôt devenir ma spécialité.
C'est pourtant dommage.
Friday, July 07, 2006
Errance...
Dans lequel je me perds
Dans lequel je me noie
Dans lequel je m'ébats!
Au coeur de la nuit
Ou au soleil de midi...
J'erre entre eux
L'impression de se bousiller
Parfois. Vais-je me retrouver
Le coton, mal tissé s'effiloche
Et mon coeur en forme de roche...
Et c'est reparti
Matin, soir et midi
J'erre entre eux
Une soif qui jamais ne s'épanche
Encore et encore par tranche
Je m'allonge sur cet océan
Et qu'il est bon de savourer autant
Et comme un ennemi
Je me répudie
Et j'erre entre eux
Ouvert dimanche et jours fériés,
quand vais-je me refermer?
A la recherche de la petite mort,
je donne du crédit à touts mes torts
Et tant que la plaie béante
tant que ces démons me hante
J'errerais, çà et là
Noyé dans mon océan de draps
Retrouverais-je le chemin de la vie?
Celle-là même qui me fuit...
Alors que j'erre entre eux.
Wednesday, July 05, 2006
Le bon moment?
Et j'ai pas bien lavé mes dents
Pour embrasser la belle au bois dormant
Ce n'est pas le bon moment
Je suis ni preux ni chevalier
J'ai un fâcheux point de côté
Pour aller dégommer tous les méchants
Ce n'est pas le bon moment
Je suis ni Rome ni antique
J'ai un peu perdu la pratique
Pour vous décrocher la lune d'argent
Ce n'est pas le bon moment
Demain si tu veux mais pas maintenant
Je suis ni fleur ni bleu ni rien
Ni Pierrot ni même Arlequin
Contre un doux baiser vous aures du vent
Ce n'est pas le bon moment.
Jeremy Kisling
(Merci Pou...)
Thursday, June 29, 2006
L'impression de nager en plein malheur quand le bonheur pourrait me tendre la main.
L'impression que l'amour a été injuste. L'impression que je n'aimerai plus jamais.
Résonne alors le silence et la peur au fond de moi. Chaque pas ets toujours plus douloureux dans une vie que je rêvais pourtant si heureuse.
L'impression d'être un enfant à qui, injustement, on retire le jouet qui l'aidait à avancer.
L'impression d'errer au milieu de nulle part. L'impression de rentrer de guerre et ne plus rien reconnaître autour de moi. Avoir disparu des siècles au fin fond de mon coeur. Mais la réalité trouve toujours le moyen de vous ratrapper. A venir brîser en mille morceaux ce que vous avez eu tant de mal à concevoir, à réaliser.
L'asencion permanente d'une montagne sans fin. Sans la chance de s'arrêter pour admirer le paysage.
Et le silence encore, emprise sur mon moi, mon être, ma vie.
J'ai rebati cette tour de verre infranchissable, dont même les âmes pur ne semblent pouvoir traverser ses parois. Animées par la curiosité, certaines n'bandonnent pas. Elles n'ont aucune idée du danger qu'elles courrent. Combien en ai-je vu croire qu'elles pourraient un jour me rejoindre. Et malgré mes avertissement, s'obstiner. Plus dur sera la chute.
"I made my excuses... and left"
Monday, June 26, 2006
La ville étale son tapis de toits devant moi
En cette chaude nuit d'été, je me replie
Je me replie sur moi-même, sur ma douleur,
Sur ma peine, éternelle.
Sous la lueur du ciel sombre et étoilé
Des étoiles qui embrasent mes pensées
Le silence de la rue désertique
Amplifie mon sentiment de solitude
Etre seul au monde
Depuis que le monde m'a déserté.
La chaleur n'est pas étouffante.
Seul sur ma terrasse, je regarde ma vie
Petit à petit, le monde fait mon nid
Je n'aime pas ça, je me replie
"Pour vivre heureux vivons cachés"
Alors je fuis tout ce que je trouve
Je fuis tout ce que je rencontre,
Fougueuse, cette fuite ne me rend-elle pas heureux?
Malgré ma volonté, l'oubli ne veut pas me gagner
Malgré mes rêves, je vis hors du temps,
Je suis retourné dans ma prison de rêve.
Désolé.
Seul sur ma terrasse, je fais le choix
de fermer mon coeur, de jeter la clé
Adieu la peur, je me replie
Et peut-être qu'un jour, quelqu'un trouvera la clé
Un prince qui me libèrera du sortilège,
Un qui saura sortir du donjon, qui aura la force de l'amour
Un, dont je saurai savourer les baisers.
En attendant, je vie avec ma douleur quotidienne.
Elle est amie maintenant, discrète et docile.
Et au-dehors, la chaleur m'accable
Il est temps de rentrer.
Sunday, June 18, 2006
Monday, June 12, 2006
L'espoir...
On sous-estime trop souvent l'expression
"Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir",
car là où il y a de la vie… il y a de l'espoir!
"L'espoir fait vivre"…
Aujourd'hui, je me rends compte combien "L'espoir fait souffrir" et espérer, ce n'est pas une vie.
Malheureusement, l'espoir est une force incontrôlable, synonyme de vie, mais pas de jours meilleurs.
Mais alors, ne plus espérer est-il synonyme de mort?
Wednesday, June 07, 2006
Je ne me contrôle plus.
Mon estomanc, retourné, essaie de s'enfoncer au plus profond de mes entrailles.
Je vois l'anglais sur mon écran.
Je n'ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour comprendre.
Je vois le monde tourner autour de moi
Tout bascule, je bascule.
Mes doigts tremblant effleurent les touches.
J'ai envie de me cacher, de disparaître, de ne plus être là.
Envie d'effacer mon passé pour ne pas que ça fasse mal.
Sensation d'être totalement perdu.
Et les larmes qui s'accumulent derrière mes yeux.
Elles font la file pour s'écouler.
"Pas ici, attendez!"
Et courir se réfugier au W.C.
Et l'échange qui continue.
Echange de banalités sans fond, à peine de sens.
Il ne partira pas.
M'a-t-il simplement perdu pour ça.
Que dois-je faire.
Alors qu'hier, je me rendais compte des espoirs que je nourrissais encore
Que, comme une araignée, je tissais ma toile, faite d'absurdes impossibilités
Mais reluisante d'espoir
Suintante de mon désespoir.
Je ne contrôle plus mes pensées qui s'emballent.
J'oublie ce qui m'entoure
Ceux qui m'entourent.
Et les banalités de se déverser sur mon écran,
Je ne veux pas répondre
Je ne peux pas ne pas le faire
Pas à pas.
Peu avenant, je clos mes phrases avec des points.
Pas d'ouverture, pas de question.
Je ne veux rien savoir.
Je veux que tu reviennes, c'est tout.
(I just want you back)
Et mes yeux de me brûler,
Ma langue de me brûler,
Mon esprit de m'enflammer...
Je ne lui dirai pas.
Alors je ne dirai rien.
Excuse-moi d'être si froid
(Sorry for being so cold...)
Mais je ne peux pas, je ne peux pas
Si tu n'es plus à côté de moi
Je préfère me dire que tu n'es pas.
Je ne peux pas t'imaginer auprès d'un autre
Pour lui donner ce que tu m'a donné
Et puis...
Je ne peux pas m'imaginer à côté d'un autre
A quoi bon.
A quoi bon continuer.
Parfois, je pourrais y penser.
Scellé par une promesse, ce ne sera jamais.
Mais je vais être malade toute la journée,
Je vais m'enfermer à nouveau dans les WC.
Je vais vomir ma tristesse, ces remouds et mon monde qui pourrit.
J'aimerais me retenir.
Je ne peux pas.
Je ne me suis jamais retenu avec toi.
même si j'en rêve, je sais que je ne te retrouverai pas
(I know this is hopeless...)
Voilà ce qui assombrit mes journées,
Ce qui assombrit le moindre de mes pas, dans ma vie évidée
Dans ma tête excavée
Dans mon coeur brîsé
Je suis devenu plus fragile,
qu'une poupée de porcelaine.
L'austère et l'horreur
sont mes flirts quotidien.
Combien de temps à me cacher?
Combien de temps à espérer?
Combien de temps à me soigner?
Combien de temps à t'aimer?
Combien de temps pour nettoyer ce gachis?
Tu l'as senti.
Je ne m'excuserai pas même si j'en suis désolé.
Te heurter n'était pas mon but.
Je voulais me protéger, même si c'était peine perdue.
Désolé.
Bye.
Je t'aime.
Friday, May 19, 2006
Sometimes lyrics say it all...
Not that I'm that hard to please
but lately when I hit the street
it's hum-de-dum
(hum-de-hum-de-dum)
When the hard times hit
they hit the biz
The hardest hit make the best of it...
Strong dollar stockbroker right to the bottom
Sink down with your boomtown
High water realtors arrive
With numbers over their eyes
Stopwatch hearts
God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
(they tick)
They don't beat
(they tick)
Good God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
They don't beat
'Round that corner
Down the street
There's a dive where working girls retreat
from their hum-de-dum
(hum-de-hum-de-dum)
So tilt that felt hat to the side
Thrift store 3 for .99
Gonna get me one
Gonna get me one
(and get it every night)
Strong dollar stockbroker right to the bottom
Sink down with your boomtown
High water realtors arrive
With numbers over their eyes
Stopwatch hearts
God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
(They tick)
They don't beat
(they tick)
Good God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
They don't beat
Good God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
(They tick)
They don't beat
(they tick)
Good God I love the party-starved
businessmen with stopwatch hearts
They don't beat
They don't beat
(they tick)
So tilt that felt hat to the side
Thrift store 3 for .99
Gonna get me one
(and get it every night)
Saturday, May 13, 2006
Friday, May 12, 2006
Mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?... II
Le message est parti.
J'ai gagné...
"Content Nico."
Monday, May 08, 2006
Mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?...

Du simple pseudo te voilà aujourd'hui plus bavard...
"Working"
"Working at home"
et aujourd'hui...
"Working but say hi anyway!"
On dirait que tu t'adresses à moi...
La solitude te pèse-t-elle comme tu ne peux plus penser à moi?
Que dois-je faire? "Say hi"?
Et commencer alors un jeu dangereux...
Mais les risques en valent peut-être la peine.
Tu avais raison. Ta confusion commence à me gagner. Au moins, nous partageons encore quelque chose...
Ou bien est-ce simplement un fantasme et ce n'est absolument pas pour moi...
C'est la vie!
Thursday, May 04, 2006
A quoi je sers...
Inutiles sur cette terre, que faisons-nous ici?
Parfois, je me sens encore plus inutile que les autres.
Parfois, je me dis que je suis bon à rien.
Que je m'intéresse à tout et à rien en même temps.
Je cherche une "validation"
Je cherche quelqu'un qui m'aiderait à trouver un sens à ma vie
Parce que j'aurais l'impression d'avoir du sens pour lui.
Et aujourd'hui, j'ai peur.
Peur parce que je crois avoir trouver un sens.
Peur parce que je ne suis sûr de rien.
Peur parce que je sais que je pourrais y trouver ma "validation"
Peur parce que j'aime ça, parce que je m'y trouve et ai l'impression que les autres s'y retrouvent aussi
Et cette pensée me réjouit.
Peur parce que je me (re)découvre de l'ambition
Peur que mes illusions, mes bouffées de bonheur,
Ne soient qu'un leurre. Ne se révèlent que de fausses impressions.
L'idée de trouver son but, l'idée qu'il nous sera retiré.
Parce qu'au-delà de notre propre besoin, dans une société capitaliste,
On ne peut pas louer tous les élans.
Il faut survivre. Il faut bouffer.
Peur de m'essoufler pour rien. De décevoir.
Peur que mes ambitions ne soient qu'illusions
Peur, peur, peur, peur...
Peur de tout et peur de rien.
Parfois, parfaitement confiant, je n'oublie pas que je ne suis pas le seul.
Que la concurrence est rude au centre de l'arène
Et que le combat mené est un combat à mort.
Peur de ne pas être à la hauteur.
Peur de mourir avant même d'être né
Je ne prierai pas la chance, elle ne peut plus rien.
Je vais devoir croire en moi.
Croire en ceux qui croient en moi.
Mais où trouver la foi?
Au fond de moi...
C'est idiot comme je connais la réponse.
C'est idiot comme je le prodigue aux autres
Comme je le refute pour moi.
Il va être temps que je crois en moi.
Que je m'acharne, que je m'obstine,
Que je me batte et me défende.
Car je frôle aujourd'hui un rêve que j'ai longtemps ignoré,
Que j'ai parfois erroné
Et aujourd'hui, il est grand temps pour moi de me redresser
Et tête haute, voix affirmée, le crier pour m'imposer.
Qui a la foi... verra!
Depuis que le "nous" n'est plus.
Penses-tu encore à moi parfois
Maintenant que je ne suis plus là
T'arrive-t-il d'en avoir des larmes?
Revis-tu parfois le drame
Celui-là même qui nous a spéraré
Qui nous séparera pour l'éternité
T'arrive-t-il de te dire que tu m'aimes
Encore. Que tes histoires sont les mêmes
Ou que nous étions vraiment uniques
Toi et moi, toi en moi... uniques.
S'il m'arrive de ne plus penser à toi?
Oui. Tu es parti n'est-ce pas.
Si je t'aime encore aujourd'hui?
Tu n'es pas pour autant tomber dans l'oubli
Si je continue de vivre sans toi?
Bien sur, avant, pendant et après toi,
Car en me quittant tu m'as offert de l'or
Né de mes doigts, je te dois ce trésor.
Cette merveille qui verra bientôt le jour,
cette perle que je travaille tous les jours
Cette histoire qui est la mienne et non la tienne
Qui me redonne espoir en mes rêveries anciennes.
Et pour ce cadeau, je te dis merci
Pour ma douleur passée, je te dis merci
Pour mon avenir, je te dis merci
Et pour tout ton amour, je me dis merci.
Thursday, April 27, 2006
You owe me nothing in return...
I gave you countless amounts of outright acceptance if you wanted it
I gave you encouragement to choose the path that you wanted if you needed it
You could speak of anger and doubts your fears and freak outs and I'd hold it
You could share your so-called shame filled accounts of times in your life and I'd never judge it
(and there are no strings attached to it anymore...)
You owe me nothing for giving the love that I gave
Owe me nothing for caring the way that I did
I give you thanks for receiving it's my privilege
And you owe me nothing in return
You could ask for space for yourself and only yourself and I'd grant it
You could ask for freedom as well or time to travel and you'd have it
You could ask to live by yourself and only yourself and I'd support it
You could ask for anything you wanted anything at all and I'd understand it
(and there are no strings attached to it, anymore...)
You owe me nothing for giving the love that I gave
Owe me nothing for caring the way that I did
I give you thanks for receiving it's my privilege
And you owe me nothing in return
I bet you were wondering when the next payback shoe would eventually drop
I bet you were wondering when my conditional police would force you to cough up
I bet you were wondering how far you danced your way back into debt
This was the only kind of love as I understanded it that there really was
You could express your deepest of truths even if it meant I'd lose you and I'd hear it
You could fall into the abyss on your way to your bliss and I'd empathize with
You could say that you had to skip town to chase your passion and I'd hear it
You could even hit rock bottom, have a mid-life crisis and I'd hold it
(and there are no strings attached to it anymore...)
You owe me nothing for giving the love that I gave
Owe me nothing for caring the way that I did
I give you thanks for receiving it's my privilege
And you owe me nothing in return
Alanis Morissette
Tuesday, April 25, 2006
Monday, April 24, 2006
Le ou les...
Pour la première fois, j'aurais pu dire oui
Oui à ce bonheur de chaque instant,
Oui à se bonheur, à tes côtés, omniprésent
Mais voilà, tu as choisi,
Mais voilà tu es parti,
et puis...
Mon coeur est à nouveau meurtri
Comme je t'aimais et comme je t'aime
A nouveau, hermétique à la vie,
Je continue à mener cette vie que j'aime
Seras-tu le seul? Es-tu l'unique?
Me dévore cette question du bonheur
De celui que j'ai frôlé, futur symbolique
De celui que j'ai rêvé... N'était qu'un leurre
Et mon coeur en a saigné, mes yeux en ont pleuré
Et quelque fois, je ressens encore la douleur
Tu es parti, tu t'es échappé, sais-tu que tu pourrais regretté
Quand je serai parti vers d'autres lueurs
Car, je ne peux plus me morfondre, c'est fini
Même si l'hommme de ma vie tu as été;
Es-tu l'unique? Le seul homme de ma vie?
J'y ai cru, et me le suis répété
Mais maintenant que tu es parti,
Que je reste seul... je retrouve mes pas
Je sais à nouveau qui je suis
Tant mieux pour moi, tant pis pour toi
Bruce, je ne t'oublierai pas
Mais tes prisons ont eu raison de moi
Tu me quittes donc, je reste là...
Mais mes espoirs auront raison de mon trépas
Friday, April 21, 2006
Elle contraste tellement avec la noirceur de mon cœur
Mais je tombe sans retenue dans les maux de l’amour, de la foi
Ceux qui font mon bonheur, ceux qui provoquent mon malheur
Après la pluie le beau temps disait l’optimiste comtesse
Mais finalement, n’est-il pas préférable le temps gris ?
Un état de soi qui ne connaisse ni joie ni tristesse
Ni amour, ni dégât postérieur qui petit à petit tout détruit
C’est illusoire je tomberai à nouveau, nouvelles joies
Et nouvelles douleurs qui tirailleront mon cœur
Quand je me serai fait avoir par la force de mes émois
Quand mes lèvres, retrouveront le cramoisi de mon malheur
Crier ma douleur et arrêter cette roue du destin perpétuelle
Je n’en peux plus, souffrir est éreintant comme je sombre à nouveau
Pourquoi ne puis-je simplement me contenter de moi-même
J’aimerai tant, mais à chaque fois, je tombe pour leurs mots
Hurler ma détresse à la lune comme un loup
Puis retourner dans ma caverne et pâtir en silence
Alors que la terre tourne de bout en bout
je ne me délivrerai jamais de mes souffrances…
Tuesday, April 11, 2006
Crazy English Summer...
The sky is victorious but here comes the rain
Friday is taking me home again,
And I've nothing but you on my mind.
Grass is greener without the pain,
I think that I'm changing but I'm just the same
My sun is a ascending again
I've nothing but you on my mind
Sometimes I feel like I'm glad to be free,
Sometimes I still want your arms around me,
Sometimes I'm glad to have left you behind,
The Crazy English Summer's put you back on my mind.
Life's a riot a lover a friend,
Pity the day that it has to end
Friday come speed me home again,
I've nothing but you on my Mind.
Sometimes I feel like i'm fine on my own,
Fifty Thousand miles from home.
Sometimes I'm weak and the past is my guide,
Summer returns and puts you back on my mind,
Puts you back on my mind...
Wednesday, April 05, 2006
Dorénavant...
Est-ce ainsi la balance de la vie?
Injuste et cruelle, pleine de faux espoirs et de faux semblants.
Et le coeur qui n'en finit pas de saigner, encore et toujours.
Mes yeux coulent à longueur de journée,
Défile devant mes yeux la vie que je n'aurais jamais avec lui
La roue du destin n'achèvera donc jamais sa course infernale.
Ca fait mal à l'intérieur.
Ca brûle, et je me penche pour atténuer la douleur;
Celle-ci n'a rien d'exquise, elle n'est que destructrice,
Elle ramène aux peurs primaires,
Elle rappelle la dureté de la vie
Elle rappelle combien rien n'est acquis,
Que l'utopie, c'est dans le tête,
Car sur la terre, c'est un enfer.
Monday, April 03, 2006
Friday, March 31, 2006
"A la recherche du temps perdu..."
Quand trouverais-je le temps de m'épancher sur mes 2 projets naissants, "Les excès de Thomas" et "Ma plus belle histoire d'amour".
J'espère que la solitude ambiante nourrira ma retraite pour mieux réapparaître dans la lumière.
Et comme le dit la maxime, tant qu'il y a de la vie...
Evergreen
Today I woke up feeling sad...
I know that you said,
That one day I would be glad
Hold the Choirs of Winter,
The Birds are calling to me and
All the leaves I came to love are falling
Ribbons on evergreen, owls that pull them apart
I can hear you singing my funny valentine
Oh you know that breaks my heart...
Hold the choirs of winter,
The Birds are calling to me and
All the leaves I came to love
Oh you know that breaks my heart...
Running with my rain face on
No Idea of what to say
No idea of who to do
In this fear that never goes
Waiting for all my dreams
Oh you know it breaks my heart...
Hold the Choirs of Winter,
The Birds are calling to me and
All the leaves I came to love
Oh you know it breaks my heart...
Tuesday, March 28, 2006
Monday, March 27, 2006
Plutôt que de regarder à ses blessures personnelles, il s'agit de se poser les bonnes questions? La cause venait-elle de la voiture ou bien du conducteur? Est-il probable qu'un nouvel accident puisse arriver, et si c'est le cas, que changer? La voiture, ou le conducteur?
Saturday, March 25, 2006
Obsession
Inexorablement
Sur les formes immondes
Aux caractères changeant
Un autre, là encore
Juste se croiser
Au milieu de ce décor
Juste... se renifler!
Têtes baissées, pas hagards,
Bruit de feuille froissée
Et un obséssion, par hasard
Dans le coeur est tombée
Réaction imprévue, attendue
Douce sensation,
Les sens s'agitent, batons rompus
Magie de cette invitation...
Ma mains épouse ces formes
Changeantes, changeantes
Pupilles dilattées... énorme...
Et la chose ennivrante
Plaisir du regard insidieux
Des rondeurs vénérées
Et le geste si gracieux
D'un moment inavoué
Et l'instant d'après disparu...
L'objet de mon obsession
Que le suivant, accouru...
A Baissé son pantalon.
Thursday, March 23, 2006
Monday, March 20, 2006
British whim...
Et cette rencontre...
Aurait-elle dû avoir eu lieu, ou l'univers mystérieux de mon destin s'est-il laissé à ses caprices? Le moment, l'instant, X... juste 2 regards qui se croisent. Et l'irrésistible attraction. Ces yeux perçants que je revois, à chaque fois.
A chaque fois...
L'amour, celui dont j'ai rêvé, celui auquel j'ai cru, celui qui est là.
Mes caprices à moi...
Ceux de mes doutes idiots, de mes impatiences que je contrôle tellement bien depuis lui, mais qui me rongent encore de l'intérieur. Parce qu'il ne parle pas. C'est ce que j'aime en lui, c'est ce qui me détruit parfois.
Après.
Il parle après. Quand mes nerfs n'ont fait qu'un tour, que mon imagination s'est emballée, quand j'ai l'impression qu'il s'éloigne quand il ne fait que me protéger.
Ses caprices à lui...
Qui semble ne pas en avoir. Juste de m'aimer, sans toujours savoir s'y prendre.
Nos caprices à nous...
Chut...
Saturday, March 18, 2006
Vénéneux
Quand je suis vénéneux...
Ou encore vénimeux...
Discret comme un champignon
Dangereux comme une araignée
Dont la toile, habilement tissée
Est un piège pour tout être
Discret, quasi invisible...
Tellement dangereux
Je me déteste quand je suis comme cela...
Froid, cube de glace
Le regard de Méduse
Les dents du vampires
Les lèvres rouge de sang
Le mien... pour l'instant.
Je me déteste quand je suis comme cela...
A jouer le gueux condescendant
Mes sourcils pourtant affiner
Noircissent mon visage
Mon air renfrogné
Le sourire narcois dessiné
Sur mes lèvres à peine entre ouvertes.
Je me déteste quand je suis comme cela...
Comme je déteste la terre entière
Derrière mon faux sourire,
Mes dents un rien blanchies
Plisser les yeux, pour mieux faire croire
Pour déceler l'autre, ses défauts
Je me déteste quand je suis comme celà
Invincible, intouchable
Inabordable, imperméable
Impénétrable...
Ne pas croiser mon regard
Ne pas le croiser
Je me déteste quand je suis comme cela...
Véritable bombonnière à poison
Suis-je nocif à moi-même
Je le suis aux autres
Je le sais, j'en souris
J'aime ça...
Comme j'aime quand je suis comme cela
Plein de pouvoir et d'orgueil
Au regard perçant, cinglant
Aucune proie ne m'effraie... Aucune!
Et de bout de mes frèles doigts
Tisser le destin tel les moires
Sans me rendre compte...
Que je ne tisse que le mien!
Thursday, March 16, 2006
Silence...
Du fond de ma cellule,
C'est le silence...
Peur que les mélodies m'emportent...
Bourdon
Mes oreilles cumulent
C'est le silence...
Amours mélodieuses et fortes...
Doute?
Car pas de recul?
Dans ce silence...
Que cette nuit m'apporte
Envie
Mon esprit fabule?
C'est le silence...
Que des bruits colportent...
Désir
plaisir qui pullule
Oublie le silence...
Et frappe à ma porte!
Wednesday, March 15, 2006
L'amour n'est rien...
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J'ai dans mon ciel
Des tonnes de célestes
M'accroche aux ailes...
Et tombe l'ange Gabriel!
Obsédé du pire
Un peu trop physique...
L'envie de frémir
Est pharaonique !
... Fi de l'ascèse !
Ma vie s'enténèbre
Moi sans la langue
Sans sexe je m'exsangue!
L'amour, c'est rien...
Quand c'est politiquement correct
On s'aime bien
On n'sait même pas quand on se blesse
L'amour c'est rien...
Quand tout est sexuellement correct
On s'ennuie bien
On crie avant pour qu' ça s'arrête
La vie n'est rien...
Quand elle est tiède
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendres de cigarette
La vie est bien...
Elle est de miel!
Quand elle s'acide de dynamite
Qui m'aime me suive!
Obsédé du pire
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J'ai dans la tête
Des tonnes de pirouettes
Le saut de l'ange
N'a pour moi rien d'étrange
Obsédé du pire
Et pas très prolixe
Partager mes rires
Plutôt plutoniques
J'ai dans ma sphère
Un effet de serre
Mon sang bouillonne
Je bous de tout, en somme
L'amour, c'est rien...
Quand c'est politiquement correct
On s'aime bien
On n'sait même pas quand on se blesse
L'amour c'est rien...
Quand tout est sexuellement correct
On s'ennuie bien
On crie avant pour qu' ça s'arrête
La vie n'est rien...
Quand elle est tiède
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendres de cigarette
La vie est bien...
Elle est de miel!
Quand elle s'acide de dynamite
Qui m'aime me suive!
Mylène Farmer
Sunday, March 12, 2006
Des ères de vacances...
Wednesday, March 08, 2006
Monday, March 06, 2006
Tout est là
De 2 hommes appuyés nonchalants
Contre un vieux camion.
La beauté se lit sur les visages
Un apparence de princes charmants
un jour d'été sans confession
Ils ne se touchent pas
Pas de regards qui se croisent
Et le soleil de cet été
Et pourtant tout est là...
Loin de toute noise
Une image qui vaut l'éternité
Ouverte aux initiés...
Car pour ceux qui les connaissent
C'est une fusion invisible
Mais tellement forte et belle
Un doux amour qui se paresse
Un halo irrésistible
Une histoire déjà éternelle
Universelle...
Comme ils sont beaux
Comme ils sont heureux
Comme ils restent secrets
Comme des héros,
Chevaliers valereux,
Unis dans le secret
Ils ressemblent à peine
A 2 amis. A peine...
Mais tout est beau pour qui sait
Et si les sages séparations peinent
Elles en valent toujours la peine
Car tout est beau pour qui sait
Ils touchent très peu à leur malheur
Qui est toujours mieux de côté
Ils préfèrent mille fois la simplicité
Et un jour, à l'écoute de nôtre coeur
Nous vivrons, un matin embrûmé,
Notre éternel retour vers la montagne brîsée
Tuesday, February 07, 2006
Ne pas se suicider
Et comme une goutte qui tombe au fond de moi,
Le mal-être se répand,
Ma peau est trop étriquée,
Ca fait mal,
Ca tire.
S'allonger.
Oublier.
Mais les pensées se bousculent.
Ma tête aussi devient minuscule.
Je chavire.
Le lit divague...
Et moi aussi
Encore ces pensées.
Nausées.
Encore ces nausées.
Penser!
Voilà les tremblements.
C'est bien, presqu'insupportable.
C'est lent.
Encore ces nausées,
le coeur lourd.
Oups... une pensée s'échappe
Oups... elle sonne le glas.
Non. Ne pas se suicider.
Trembler
Vomir
pleurer
suer
Ne pas se suicider.
Oh... Le lit part à nouveau à la dérive...
Où vas-tu?
J'aurais voulu visiter les lieux de l'inconscience,
Les jardins des rêves,
Les couleurs qui s'entrelacent...
Funambule de la conscience..
Rien.
La chambre noire.
Les volets tirés sur un soleil à peine couché.
Les sons étouffés de l'extérieur.
Les chavirements,
Les revirements...
Les nausées...
NON! Ne pas...
Les pensées, bousculade, ennivrement, souillures... Ne pas se détester... ne pas s'oublier... Vomir encore... Non... L'histoire se répète... NON!!! Non, je ne veux pas. Pourquoi?
Qui?
Comment?
Eviter les objets pointus.
Ne plus bouger.
NON!
Non... S'adonner... s'abandonner...
Merci Morphée.
Demain sera un autre jour...
Enfin!
Sunday, January 22, 2006
Thursday, January 19, 2006
La nuit peut-être belle?
Tu m'enrobes de tes bras de velours
Enfin, à nouveau, l'envie de me ballader
De me méler à ton sang pour toujours
Je me sens bien au milieu des passants
Invisble, masqué par les étoiles,
J'observe cette vie nocturne, enivrant.
Douce Diane qui me prends dans tes proies
Mais tu m'es infidèle n'est-ce pas
Volage, tu t'offres à tout le monde,
Impunément. Je m'offre à toi
Mais tu m'ignores. Immonde!
Tu donnes à tous tes âmes sombres
Pas un vivant qui ne soit épargné
Et moi, je me fonds dans tes ombres
Comme tu ne fais que m'ignorer
Salope!
Voilà que tu relèves la tête
Nuit perverse qui alimente mes fantasmes,
mes rêves plein de folie
Toi,
Qui viole, qui vole, qui pénètre
Incontournable et impalpable
Emmène-moi loin de ces fenêtres
Dans des coins reclus et méconnaissables
Infidèle que tu fais,
Je m'offre à toi, tu m'offres aux autres
Je hais comme ça te plait
N'aurai-je jamais fini de payer mes fautes?
Sunday, January 15, 2006
Dans la pénombre de la salle aux seules lumières dansant sur l'écran
Laissant entrevoir le visage marqué par les ravages du temps,
Et ces yeux bleus que les nombreux soleils ont palis, abîmés, autant
Que ce corps aujourd'hui fébrile, le dos voûté, comme un bossu d'antan
Vieux monsieur, que peut cacher ce regard qui semble vide et perdu,
Fixé sur l'écran, qui conte l'histoire de cet amour beau mais déchu
Entre 2 garçons. Quelle expression impassible, à peine abattue
Quelles pensées t'envahissent? Tu ressembles à ce narrateur bourru
Mais blessé à jamais de son amour perdu? L'amour t'a-t-il aussi déçu?
Tu parais pourtant touché en plein coeur, apitoyé
Tes yeux, il me semble, voudraient pouvoir pleurer,
Dis-moi, depuis quand tes larmes sont-elles desséchées?
La pellicule touche à sa fin, toujours assis sur l'escalier,
Entre les sièges. Les lumières vont bientôt se rallumer.
Et vieux monsieur qui s'en relève avec difficulté, affaibli
Par le temps, lentement ses vieux journaux il replie
Mais la foule de jeunes Apollons l'ignore, s'agite autour de lui
Jeunes prétentieux, qui ne voient que la beauté, que le joli,
Dans l'apparente superficialité qui plane aujourd'hui.
Et vieux monsieur invisible, les traits ridés, vêtu de haillons
Personne ne le remarque, il n'y a que cette apparence donc!
Celle-ci pour laquelle vous vous prostitueriez, mais vos canons
Aux coeur de pierre ne font pas le poids face à ce vieillard moribond
Qui a le coeur de velours... Pourtant, vous l'ignorez pour de bon!
Et lentement, le vieux monsieur s'éloigne de ces festivités,
Il mettra bien du temps à faire son chemin et rentrer
Retrouver sa solitude, dans son antre où il va s'enfermer
Avec les souvenirs que cette histoire aura pu réveiller
Vieux monsieur, ta belle vie s'est déjà écoulée...
Tripes blogaires...
Quelle délicieuse sensation de liberté...
Thursday, January 12, 2006
Limites...
Afin de ne pas tomber dans le gouffre, dans ce trou béant
Misérables prisons qu'elles deviennent en grandissant
Aux portes ingrates, dont la clé est perdu dans mon propre néant
Mais qu'elle est belle cette cellulle, qu'elle est agréable et douce
Cage dorée dans laquelle j'invite mes amis, secrètement les pousse
Ambiance cosy, feutré à l'âtre dont la châleur s'éclabousse
Ils ont dit "oui", ils sont acquis, ils sont épris, ils sont pris
Je ne veux pas, je ne veux plus, c'est plus fort que mes envies
Partez je vous dis, car dans un coin de la pénombre, mon cadavre gît.
Wednesday, January 11, 2006
Moi moi moi
appuyer les rides qui naissent en moi
Manier les couleurs pour un teint plus blafard...
Et enfin m'offrir à tous,
M'ouvrir et me livrer, nu, mon seul moi
Qu'ils me possèdent, j'aimerais leur faire croire
Car derrière mes yeux vitreux
Continuerait à se cacher mon âme
Alors qu'ils me croieront à eux
Car il sait se défendre
Mon Moi, naqui en moi
Et il ne se délivrera pas comme ça!
Les chaînes qui me rattachent à mon fort intérieur,
Ne sauront se brîser si simplement,
C'est en prisonnier de moi-même que je me présente
J'aimerais pourtant ouvrir ces portes,
Ces lourdes portes, que le temps aujourd'hui,
ferait grincer. Celles qui masquent le malheur
De la retenue, retenue, retenue,
C'est ainsi qu'au monde je suis revenu
Retenu revenu, revenu retenu
Et les affres de ce gouffre
trop longtemps observées
Finnissent par ne plus m'effrayer.
Mais alors?...
Tuesday, January 10, 2006
Me laisser déchirer par tes angles droits
Tes corps déchiquetés, aux teints parfois abstraits
Me laisser brûler par tes yeux, refléter,
Pour une minute, un instant, une éternité
Tes monstres intérieurs, introspectés.
A l'image de tes nuits hantées par ces instants d'effrois
Lorsque le destin vient chuchoter derrière toi
L'entends-tu parfois? Entends-tu cela?
Que ne donnerai-je pas pour te laisser...
Roussir ma chevelure de ténèbre
Agandir mon front, le rider
Me dénuder pour ton simple plaisir,
casser mes membres, osser mes mains,
Et puis au petit matin, ne plus pouvoir fuir
Car pour l'infini, je serais de ton cadre, de toi
Immortalisé par tes couleurs sombres et brutes,
A jamais refléter ce qui résonne en moi...
Monday, January 09, 2006
Narcisse
Plus je le lis, et plus je l'aime...Plus je m'y reconnais dans ce(s) personnage(s) déchiré(s), meurtri(s), inspiré(s)!
Vienne 1900...
Et l'effervescence fût...
J'aimerais me retrouver, arrêter de me perdre, ou de me fuir. Me confronter à ce que j'ai à exprimer.
M'asseoir et écrire, rependre mes "Canson" qui prennent la poussière et s'usent avec le temps...
Ce temps que je tue, semble-t-il parfois, quand je ne le consacre pas aux autres. Oiseau solitaire qui aime le contact, avec toute la confiance que cela suscite.
Réorganiser ma vie, pour mieux m'exploiter, pour me noyer dans moi-même, m'ennivrer, me perdre...
Et puis, pouvoir inscrire mon nom dans l'éternité...
Rippin' kittin'
can I go out and kill tonight?
I feel...
I feel like taking a life.
Please,
I wanna seal the kitchen knife,
and feel...
feel like taking a life.
Rippin' kittin' kidding on the round...
Daddy,
can I go out and haunt tonight
like you do...
Honey,
give me a real gentle knife
to feel...
feel like taking my life.
Rippin' kittin' kidding on the round...
Mommy,
can I go out and kill tonight?
I feel...
I feel like taking a life.
Please,
I wanna seal the kitchen knife,
and feel...
feel like taking a life.
Rippin' kittin' kidding on the round...
Mommy, daddy, please let me go...
Tuesday, December 27, 2005
Les vidanges du diable...
Quelle est l'utilité du mien? Le bonheur est-il si difficile, si impossible, si inaccessible. Je persiste, malgré tout, à croire qu'il est plus facile de se laisser tomber, d'embrasser la dépréssion et de se perdre dans les méandres de son âme, de peindre sa vie en noir.
Bien sûr que cela a du charme. La douleur est créatrice. Procréatrice.
La femme n'accouche-t-elle pas dans la douleur pour donner naissance à l'un de ses plus grands bonheurs?
Cela veut-il dire que, dans mes vapeurs de bonheurs et de bien-être (toujours parsemées de petits doutes, restons humain), je ne sais plus créer.
Il est vrai que cela fait longtemps que je n'écris plus.
Pas un seul poème négligemment bavé de ma plume.
Pas une ligne corrigée de mon roman.
Quant aux nouvelles... elles ne sont pas bien fraîches!
Mais je travaille trop. Je suis foutu?
Je ne prends plus la peine de le faire, comme bien des besoins (dormir, se nourrir), je les soustrais à mon état workoholic!
Je ne végète même pas. Pas le temps de regarder n'importe quoi à la télé. Pas le temps de me plonger dans un bain, de me saouler de mes pensées.
Je fuis. C'est simple. Plus j'ai du travail, plus j'en demande et plus je martyrise. Je me flagelle au travail, en fuyant... Mais que fuis-je?
Il est temps que je fasse un pèlerinage dans ma propre vie. J'y ai semé des petits bouts de moi, j'espère que les oiseaux ne les ont pas mangés et que je saurai retrouver le chemin.
Le chemin qui me mènera jusque moi!
Sunday, December 18, 2005
God, i miss him...
Comme d'habitude nous nous somme quittés, toujours plus épris et amoureux l'un de l'autre.
Comme d'habitude, mon regard pétillait, mon coeur s'emballait, et mon corps flanchait sous la moindre de ses caresses.
Comme d'habitude, le sourire ne quittait plus mes lèvres. Comme d'habitude, il y avait une sensualité, une fusion.
Comme d'habitude, il est le seul, celui avec qui j'aimerais passer le reste de ma vie. Comme d'habitude, il est le premier à me faire ressentir cela.
Comme d'habitude je l'aime.
Comme d'habitude, il est rentré chez lui.
Comme d'habitude, mon lit n'a jamais été aussi vaste et vide.
Dieu que la vie peut être cruelle parfois.
Monday, December 12, 2005
21 things i want in a lover
Do you not play dirty when engaged in competition?
Do you have a big intellectual capacity but know
That it alone does not equate wisdom?
Do you see everything as an illusion?
But enjoy it even though you are not of it?
Are you both masculine and feminine? politically aware?
And don't believe in capital punishment?
These are 21 things that I want in a lover
Not necessarily needs but qualities that I prefer
Do you derive joy from diving in and seeing that
Loving someone can actually feel like freedom? are you funny?
la self-deprecating? like adventure? and have many formed opinions?
These are 21 things that I want in a lover
Not necessarily needs but qualities that I prefer
I figure I can describe it since I have a choice in the matter
These are 21 things I choose to choose in a lover
I'm in no hurry I could wait forever
I'm in no rush cuz I like being solo
There are no worries and certainly no pressure in the meantime
I'll live like there's no tomorrow
Are you uninhibited in bed? more than three times a week?
Up for being experimental? are you athletic?
Are you thriving in a job that helps your brother? are you not addicted?
...curious and communicative...
Alanis Morissette
Tuesday, December 06, 2005
Prince Charmant
On se demande souvent si le Prinche charmant existe.
Et si... il existait bel et bien. Peut-être simplement n'arrive-t-il pas à temps pour nous sauver. Peut-être son fameux cheval blanc lui fait-il défaut.
J'ai trouvé mon Prince charmant, celui que j'ai rencontré dans une forêt de monde alors que je criais en silence ma solitude, et mon bien-être. Il rôdait, je le voyais, il m'a sauvé.
Mais il a dû partir. Et pour parfaitement rentrer dans la symbolique, il s'en est retourné près du royaume des ténèbres, directement dans les griffes de la méchante sorcière. Celle qu'il ne peut pas affronter. Je le vois d'ici, emprisonné dans le donjon, les mains et les pieds liés.
Aucune fée pour venir le secourir, pour lui offrir un bouclier et une épée. Aucune fée pour lui montrer le chemin vers l'amour. Seuls les sentiers épineux de sa marâtre s'étendent au loin.
Devrais-je moi-même prendre une monture, me parer d'un bouclier et d'une épée pour aller le sauver? On ne délie pas les coeurs comme on brîse des chaînes. Et puis, si elle a rendu le sien aussi dur que la pierre, j'y casserais mon épée.
Finalement, on ne dit jamais ce qu'il se passe après le "happily ever after"...
Passer à l'attaque
Bifurcation dans mon bureau.
Il sourit,
Il rougit.
Maladroit, à son habitude, il alimente la conversation. Après sa gentille invitation à partager un sandwich ensemble, celle de l'accompagner un peu plus loin, un midi pour aller chercher à manger... Je n'y réponds pas, que par un écho qui sonne creux au fond de moi,
qui dit qu'il me plaît, je ne sais pas pourquoi
qui dit que j'ai envie de lui donner ce qu'il attend, je ne peux pas,
et sa maladresse qui me donne envie de lui tendre la main.
Il continue et alimente le flot de ses paroles. Je bois jusque plus soif, je ne veux pas qu'il parte non plus. Le boulot, rien à foutre, le phoner, tant pis. On est seuls.
Il se lance, me propose d'aller prendre "une bière" avant Noël. Dans un futur, proche? Bien sûr... je ne peux pas refuser. Les choses s'emballent, est-ce dû à mon acceptation. Cette inclinaison?
Et pourquoi pas dîner...
Mais oui... pourquoi pas...
Pas ce soir, j'ai une cheese & wine
Ce soir? Quel ce soir? D'où sort-il? Ce soir... Emmène moi...
Puis, l'engouement. Les plans, le petit restaurant juste à côté de chez lui...
Chez lui?...
Passer chez lui...
Le piège se referme-t-il?
Dire que je prônais la fidélité hier encore.
Mon Prince... viens me sauver...
Monday, December 05, 2005
Bien sûr que j'ai quelqu'un... d'autre!
STOP
Choc...
Moi, qui dans la passé n'a jamais été un modèle de fidélité, pour qui appartenir exclusivement à une personne faisait souffrir... Cette phrase me marque!
"Ben, évidemment que j'ai quelqu'un d'autre. On est au XXIe siècle, il le fait, je le fais..."
Bien sûr, mais où avais-je la tête quand je découvrais l'amour réel, quand je découvrais que la fidélité n'était pas un choix, mais une évidence, voire une liberté. Bien sûr qu'ils s'aiment...
L'amour est-il si compliqué? Ou est-ce simplement les gens qui le rendent comme tel? Peut-être des 2.
Peut-être serait-il temps que je redescende de mon nuage. S'il devait y avoir un après, vaudrais-je vraiment mieux que les autres? Pourrais-je me permettre encore de la jouer "bitch", comme on semble se le dire...
Retomberais-je tête baissée dans les névroses inutiles, les questions insensées, une quête à côté de la plaque...
Jusqu'à dire: Bien sûr que j'ai quelqu'un d'autre?
Friday, December 02, 2005
Marre de la pollution...
Pourquoi me polluerais-je la vie avec des gens qui n'en valent pas la peine! Merde! Des gens qui prévoient des trucs avant d'annuler à la dernière minute. Comme s'ils étaient les seuls à travailler et à être fatigués! Comme si ils voulaient vraiment passer du temps avec vous. Ah non alors, je ne peux pas faire ce truc qu'on avait prévu ce soir, je suis trop claquer... On se voit à la Next demain?
MERDE QUOI!
Arrêtez l'hypocrisie! La vie est bien trop courte pour se faire chier à consacrer du temps à des gens qui ne sont pas capable de faire le même chose pour vous. Combien ai-je pu être aveugle à vouloir à tout prix être ami avec des gens qui n'en valaient pas la peine. Assez. J'ai une vie, je n'en ai qu'une (du moins avec cette identité et ce corps...), alors je veux en profiter.
J'habite dans un pays démocrate, où je peux ouvertement vivre mon homosexualité, j'ai du travail au point de devoir en refuser, je gagne très bien ma vie, mon corps est complet et en bon état, j'attrappe à peine un rhum en hiver, j'ai une famille qui m'aime pour qui je suis, j'ai des amis formidables, un bel appartement merveilleusement situé.
POURQUOI O grand POURQUOI continuer à me polluer la vie.
Je crois que le grand nettoyage d'hiver va commencer. L'hiver va être rude, je vous le dis!
Wednesday, November 30, 2005
Envie de...
Envie d'entendre sa respiration s'intensifier, légèrement, pudiquement.
Envie de sentir son ventre ferme, ses formes incurvées qui trahissent le sport qu'il pratique. Sentir ses bras, musclés...
Sentir sa passion, son amour. Le sentir en moi, le sentir perdre le contrôle, s'abandonner. S'offrir totalement...
Sentir ces faiblesses qui se cachent derrière son masque de fer.
L'aimer, encore et encore. Toujours plus, toujours mieux. M'abandonner, en toute confiance.
Envie de m'épanouir dans les bras de celui qui m'aiment comme jamais personne ne m'a aimer. Celui que j'aime comme je n'ai jamais aimé. En toute sincérité, en toure simplicité. Bouffés de bonheur.
Envie, encore...
En vie...
Et puis m'endormir dans ses bras. En paix. En toute sécurité dans une nuit que je voudrais ne jamais voir finir. A l'abri du vent, du froid, du mal, des ténèbres. Instant infini. Le monde peut mourir tant que je suis dans ses bras.
Pas envie de sentir la douleur quand il bouclera sa valise à nouveau. Quand il retournera là où il ne peut-être lui-même.
C'est si facile d'en avoir envie quand on sait que cela va arriver.
C'est si dure d'en être arraché.
Envie de ne pas attendre, comme je le dois. Cette mère du Nord me sépare toujours de toi.
Charitée bien ordonnée...
Certes, je n'y suis pas innocent, c'est de ma faute si je joue l'oreille amie, mais les douleurs sont telles parfois... ou bien si futiles et inutilement répétitives...
Je me souviens du personnage de Raven, que je retrouvais quand j'étais plus jeune. Elle aussi recueillait le mal chez les autres. Elle les en libérait. Elle me fascinait, et je crois qu'en ça, je voulais lui ressembler. Attiser le mal chez les autres, le faire disparaître...
Ce à quoi je n'avais pas fait attention, c'est qu'elle avait besoin de se ressourcer, de se rétablir... de vider toute cette peine qu'elle avait accumulée, ces douleurs, ces pleurs... Je ne savais. Elle a risqué d'y laisser sa peau. Je ne veux pas y laisser la mienne. Ca non. Je dois me ressourcer, laisser cette oreille amie en attente, la cacher des bouches malveillantes, de celles qui ne la méritent pas.
Et puis... Je ne veux plus me morfondre ou me lamenter. C'est si facile de tomber dans ces travers. C'est si facile d'alimenter ces (ses) démons. Mais les regarder en face? Les affronter? Les vaincre... voila quelque chose de bien plus difficile. Ce sont ces gens-là que nous devrions louer, les braves qui savent faire face à ces peurs qui sommeillent en nous.
Parce que, jouer les poètes maudits, tout le monde peut le faire. Mais très peu y parviennent vraiment. Car se laisser plonger dans les ténèbres demande également une forte dose de bravoure.
Tiens, me voici qui oscille à nouveau...
Tuesday, November 29, 2005
Sphère...
Acte difficile que de laisser s'effacer, au fin fond de la toile, mes souvenirs, mes douleurs, mes joies, mes confessions...
Un nouveau départ? Nettoyage d'automne?
Qui sait? Peu m'importe à vrai dire. J'apprends doucement à regarder devant, à ne plus me morfondre sur mon passé mais à envier l'inconnu, à profiter de chaque seconde qui passe, qui s'épuise et disparaît à tout jamais.
J'appprends doucement à m'entourer de gens qui font du bonheur une priorité et qui ne passent pas leur temps à se plaindre de façon continue.
Puisque le temps nous est compté, autant qu'il compte pour moi...
Wait & See!

