Monday, January 29, 2007

Paradise

I can't remember
When I was young
I can't explain
If it was wrong
My life goes on
But
not the same
Into your eyes
My face remains

I've been so high
I've been so down
Up to the skies
Down to the ground

I was so blind
I could not see
Your paradise
Is not for me

(Autour de moi
Je ne vois pas
Qui sont des anges
Surement pas moi
Encore une fois
Je suis cassée
Encore une fois
Je n'y crois pas)

I've been so high
I've been so down
Up to the skies
Down to the ground

There is a light
Above my head
Into your eyes
My face remains

I've been so high
I've been so down
Up to the skies
Down to the ground

Into your eyes
My face remains...

Madonna
Pay no intention to my nonsense
Hissé dans ce coin;
surélevé...
A oberserver
(Observer)

Envie de poser le pied
Sur tous
Du pied, les écraser
(Vous écraser)

Telles des fourmies éparpillées
(Paniquées)
Ecraser une à une

Un sourire de satisfaction flanqué aux lèvres
Vous... (Toi)
La joie m'élève
Je m'élève

D'un simple coup de pied,
(Désolé)
Tous vous niquer
(Désolé)
Et savourer...

Dommage pour vous.
Vous m'en vouler?
Voilà de quoi me faire savourer

Vous me haisser
Et bien continuer.

J'en ai rien à kicker!
Youpi...!

Sorry (and more...)

Speak...

Don't say forgive me...
(Forgive me...)

Don't say, you're sorry!

I can't take it anymore!
(Can't take it... Sorry...)

Can't take it... anymore...
(Sorry)

I've listened to your lies
(And all your stories...)

And I
(And I...)
And I
Can't take it... anymore!

Can't take it...
(Sorry)
Can't take it... anymore
(Sorry)

Don't say forgive me
(I've heard it all before)
Don't say you're sorry
(I've heard it all before)

And I
(And I...)
I've heard it... all before!

Don't talk...
Don't speak...
Don't talk...
(Sorry)
Don't speak...
(Sorry...)
Don't talk...
(Sorry)
Don't speak...
(Sorry...)


Don't... Speak...

Friday, January 26, 2007

N. T. P.

Il va bientôt sortir de sa gangue
Véritable bombe à retardement
Qui laissera une terre envoûtée et exsangue...

Tuesday, January 23, 2007

Duende

Douce désolation au creux du soleil

Le heures sont si longues
Regarde ma vie!
Baigné dans les ombres
Regarde ma vie!
Destin m'ensorcèle
Regarde ma vie!
Quand le temps s'emmèle
Regarde ma vie!

Vois les anges qui s'effondrent
Dans le royaume des ombres
Quand mon coeur est si sombre...

La joie me renvoie
Regarde ma vie!
Au fond de l'émoi
Regarde ma vie!
Frontière de mes rêves
Regarde ma vie!
Où s'assèche ma sève
Regarde ma vie!

Perdu dans les songes, là où meurt ma joie...

Demain n'existera pas
Pas de Dieux, pas de loi
Juste un désert sans foi

L'hiver tue l'été
Regarde ma vie!
Et les yeux fermés
Regarde ma vie!
Doucement plonger
Regarde ma vie!
Pour l'éternité
Regarde ma vie!
Et les yeux fermés
Regarde ma vie!
Plonger pour l'éternité.

Monday, January 22, 2007

"I'm already dead anyway"

Bloqué devant ces images, je ne peux bouger
Loin de ma réalité cotonneuse et erronée
Sur un continent qui a vu naître la civilisation
Dans des contrées loin de mes propres illusions

J'entends le balles qui pleuvent sans une trève
Les gens qui meurent ne connaissent pas les rêves
Quand je m'enferme dans mon monde à moi
Eux se battent, s'affrontent et se déchirent sans loi

J'en ai versé des larmes, je pourrais en verser encore
Mes yeux sont ouverts. Je veux les garder même quand je dors
Mais je sais que le cocon va se refermer sur moi

Je n'aurais de toute façon jamais la force de tendre la main
D'autres le font à ma place, et il font ça très bien
Où se trouve mon courage à moi? Ca, je ne sais pas...

Et d'un coup…

C'est dans les bas-fonds de ma propre réalité
Que croupissent les noirs démons de ma fatalité
Un hiver sombre et ténébreux qui jamais ne se termine
Devient rouge sang quand l'espoir se fait vermine

Les sentiments ne sont plus, reste un vide, béant
Plus la moindre trace d'humanité, désert long et menaçant
Les mains souffrent du froid et de la solitude
Résonne en moi les horribles vestiges de cette altitude

Et dans mes douves se noient les rois de cœur
L'as de pique se plante en plein dans ma rancoeur
Quand doucement périssent les chemins du bonheur

Et c'est un sourire flanqué sur ces lèvres gercées
Que je me vois contraint et forcé d'avancer
Sur un chemin qui ne connaît pas de vérité!


A Poupou...

Or in a heavy and strange atmosphere...



My life as a Greenaway movie…





Drogué…

Un véritable coup de cœur comme j'en ai rarement.
C'est devenu une véritable drogue. Je ne peux pas faire sans ma dose quotidienne et c'est parfois à excès!

Ils s'appellent Joshua et sortent, aujourd'hui, leur premier album: Music & Chocolate.

C'est du 100% belge, du 100% talent, du 100% potentiel pour aller loin.
Et on leur souhaite!

A écouter, à voir, à partager!

ENJOY!

Monday, January 15, 2007

La véritable bataille à mener...

Le Djihad majeur ou grand Jihad

Le Djihad majeur est l'effort que doit faire tout musulman pour lutter contre lui-même, contre son égoïsme et ses instincts, contre son orgueil et sa passion de dominer les autres. Le grand Jihad est la lutte intérieure que le musulman mène contre l'envie et la jalousie, le mensonge, l'adoration quelle qu'elle soit, qui l'écartent du chemin de Dieu.

Tenter, c'est déjà une victoire.

Friday, January 12, 2007

Lananeeneenoonoo

Tout est là...

Et Paf!

Nico, touché en plein cœur par un prince…
Ca ressemble presqu'à un conte de fées.


Oui… S'il n'était pas marié…
Je me dis que ça sonne plus comme un règlement de conte…

Florence Spears...

Tuesday, January 09, 2007

Envies

Des envies de L.A.
Des envies d'anonymat, de perte de soi, de renouveau
Des envies de se perdre dans l'immensité d'une ville qui partage le meilleur comme le pire.

Des envies de soleil, de châleur, de palmiers, d'exotisme occidental.
Des envies d'une nouvelle identité de devenir quelqu'un d'autre, de devenir quelqu'un.
De revêtir une seconde peau, idéalement, celle de Nikki T. Price.
Celle de celui qui sommeille en moi depuis si longtemps... depuis trop longtemps.
Il est temps.

Des envies de ne plus être moi pour mieux me retrouver, pour mieux me protéger, pour mieux m'élever, pour mieux me venger.

Des envies que je dois réaliser.
Des envies que je vais réaliser.
Des envies que je suis en train de réaliser.

Faîtes un vœux...
"Chuuuuuuuut..."

Et si?...

Dans un coin de la chambre, la lampe diffuse sa lumière rouge
Porte entrouverte...
Mouvements perpétuels, va et vient...
Des visages, des mémoires...
Des souffles qui s'alternent
Quelques râles
Et des effluves de produits…

Des corps en sueur,
Des parfums bruts
Une course?
Une recherche?
Une petite mort?
Une renaissance?
Encore et encore.

Le plaisir garde-t-il un sens?

Monday, January 01, 2007

Nico 2007

Sunday, December 31, 2006

Et voilà, au détour d'un mail, la boucle est bouclée.

Demain, peut-être, pourrai-je finalement avancer.

Je le crois, je le sens.

Wednesday, December 27, 2006

Je ne veux pas…

Je ne veux pas travailler
Je ne veux pas déjeuner
Je veux seulement oublier...

Et après?

Une nouvelle année est sur le point de commencer.
Une année impaire.

Je n'aime pas les nombres impairs. Pourtant, quand je regarde derrière moi, je réalise que les années impaires ont toutes été synonymes de changement.

Quand je me retourne sur 2006, je perçois les mauvais moments, délicatement mélangés aux savoureux.
Je me revois avec B. Je me revois sans. Je me revois détruit, serein, apeuré, interdit.
Je me revois projeter l'eau de mon bain, d'un coup de colère, de tristesse, de déception, de rencontre avec la réalité. Le face-à-face!
Je me revois. 9 mois écoulés qui ne m'ont pas aidé à cicatriser. Non pas que ma plaie soit encore béante, mais elle est si fragile.

Maintenant, je dois arrêter de me retourner. Oublier que celui qui me sied le mieux, a le cœur qui bat, quelque part, au-delà de la mer du Nord. Oublier l'intensité de nos bonheurs, de nos orgasmes, de nos retrouvailles, de nos silences, de nos regards. Oublier que l'on se correspondait aussi bien que les pièces d'un puzzle. Ne pas me dire que la suite en gardera un goût amer. Même si j'essaie de positiver, de ne pas y penser, de me dire que ça passera.

"Il existe tu sais" me répète-t-on. Bien sûr qu'il existe! Je l'ai connu.

Alors après. Après, ne vivre que l'expression de ses désirs, en se disant que si les papillons réapparaîtront dans l'estomac. Certes c'est arrivé. Bonjour le résultat.

Suis-je blasé? Horreur, tout mais pas ça. Et pourtant, parfois je me dis que ça menace.
Aigri? Non, ça non. La vie est belle. La vie n'est rien sans les souffrances. Le bonheur n'existe qu'en contre-poids du malheur.

Finalement, je n'ai qu'à continuer comme je l'ai toujours fait. Profiter de ma vie, écouter et répondre à mes envies. Savourer mes chances, décortiquer mes erreurs et mes échecs. Non pas pour pleurer sur mon sort, juste pour l'améliorer.


Finalement, c'est assez simple… Je dois oublier que j'ai aimé.

Tuesday, December 26, 2006

Elle est fabuleuse…

Friday, December 22, 2006

Je voudrais tant…

Je voudrais tant que tu comprennes
Toi que je vais quitter ce soir
Que l'on peut avoir de la peine
Et sembler ne pas en avoir
Le coeur blessé encore sourire
Indifférent apparemment
Aux derniers mots, qu'il faut écrire
Lorsque finit mal un roman
L'âme éperdue, sauver la face
Chanter des larmes plein les yeux
Et dans un univers de glace
Donner l'impression d'être heureux

Je voudrais tant que tu comprennes
Puisque notre amour va finir
Que malgré tout, vois-tu je t'aime
Et que j'ai mal à en mourir

Je voudrais tant que tu comprennes
Malgré tout ce qui s'est passé
Que je t'aimais plus que moi-même
Et que je ne peux t'oublier
Et que je ne pourrai t'oublier

Marie Laforêt

Monday, December 18, 2006

"X"

L'inconnu avec tout ce qu'il suppose.
Avec les doutes et les peurs,
Mais surtout les nombreuses possibilités,
Avec les nouvelles chances, les nouveaux espoirs.

Poussez les portes trop vite,
Dépasser ses limites, avoir envie.
Envie de…
Puis envie de…
Et envie de…

"X", la donne de l'inconnu.
"X", la donne de l'espérance,

"
X" qui ne cache pas sa connotation intime… du partage.

"
X" tant que rien n'est établie.
Rien, ni même le contact.

"
X" juste quand les regards, incroyablement profonds, se croisent, encore et encore, en une danse de timidité, d'envie, de peur.
"
X" quand on y pense, encore et encore.

Ou bien "
X" un juste milieu entre le besoin et l'envie.

"
X" le leurre?

"
X" l'inconnu de mon équation?
"
X" le mystère du futur?

"
X"...

Tuesday, December 12, 2006

Nico au pays des Loosers

Wahou!
Parfois, j'aimerai bien me réveiller; comme Alice!
Ou peut-être devrais-je laisser la "Reine de Coeurs" me trancher la gorge!

Can't help it...

I can't help thinking about it.
On my mind all the time.

No sadness, no anger.

No feelings?

Just a constant thought.

Monday, December 11, 2006

Le cœur a ses raisons

Simplement parce que j'adore, j'adore cette série!!!





Et l'histoire continue...

Imposante, étouffante, oppressante et omniprésente.

Heureusement, j'ouvre d'autres chapitres.
Mais la trame de fond semble rester la même!

Tuesday, December 05, 2006

A chacune de nos rencontres, je pourrais écrire un chapitre entier sur nous. Je me demande juste comment cette histoire va se terminer. Tragiquement, dans les larmes et dans le sang?... Cela semble tellement plus probable que le happy ending.

Friday, December 01, 2006

Is not getting in touch with you too much to ask me?

Saturday, November 25, 2006

I'm gonna be back on tracks!

Thursday, November 23, 2006

Il paraît que…

"Les gens qui se contentent tout le temps de ce qui leur arrive, ne vont pas loin."

Only this moment…

Le souvenir de la rencontre s'évanouit doucement dans le quotidien vaporeux.

D'un coup, la force, l'incongruité, le plaisir, le défi... Tout ce qui est passé dans ce reflet rejoint l'éternelle mémoire.
Je reste assis, essayant de recoller les petits morceaux de souvenirs qui me reviennent.

Jusqu'à la prochaine rencontre.

N'est-ce pas épuisant?...

Wednesday, November 22, 2006

On l'appelle "Emmanuelle"

J'ai terminé le livre Nue de Sylvia Kristel, l'éternelle actrice d'"Emmanuelle".

Non seulement elle écrit bien, mais c'est une femme intelligente et terriblement touchante.

Une vraie découverte.

Une rencontre.

Image(s)

Je Lui avais demandé quelle image il avait de moi.
Il a fait semblant de ne pas en avoir.
Je sais que c'est faux, il me l'a prouvé quelques discussions plus tard.

Mais quelle surprise cet autre jour.
J'allais tranquillement aux toilettes quand ce garçon que je "connais" m'accoste comme jamais il ne l'a fait avant.
Il me tient. Me demande des nouvelles, me donne des siennes.
S'interroge sur ma vie affective (zut! je le voyais venir mais n'ai pas réussi à noyer le poisson...)
Il m'explique son bonheur, depuis un an et demi.

Je souris.
Je suis - sincèrement - content pour lui.
Mais notre discussion n'avait, jamais avant cela, dépassé le stade du "Tu vas bien?"
Son visage est proche du mien, ses gestes, parfois, contrastent avec ce qu'il me raconte.

J'essaie de m'échapper, une fois, deux fois…
Il continue.
Ma tête perd le flot de ces pensées qui s'échappent entre nous.

Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés là.
Sûrement à l'évocation de l'éternel B.
J'évoque mon manque de confiance.
Il est surpris. "Encore?"
"Il est vrai que quand je t'ai connu avec 'X', tu paraissais tout prendre pour une attaque, constamment sur la défensive. Toujours en retrait."
J'approuve. L'animal blessé trahis ses douleurs dans ses actes.
"Mais parfois - il accompagne ses paroles d'un geste de grandeur, il ouvre ses bras… -, parfois, tu prenais tellement de place, tu étais là, tu t'imposais, tu en jetais tellement. Tu prenais toute la place, pas de façon négative."

Je reste bouche bée. Je suis surpris par son engouement, de ses gestes, de ses mots.
Est-ce bine de moi qu'il parle quand il évoque cette personne?
J'ai du mal à le croire.
C'est un leurre.
L'animal blessé sait aussi jouer la comédie.

Trop mal à l'aise, je m'arrache. Tout de même flatté par ce compliment(?)
Et perturbé de savoir que des personnes pouvaient me voir comme ça.

Il y a un tel décalage entre l'image que l'on souhaite donner, celle que l'on offre en réalité et celle qui est perçue par les autres…
Je crois qu'il est temps de prendre les choses en main.

De mettre de l'ordre dans ce chaos de gens qui gravitent autour de moi, dans ma tête.

De faire un croix sur ce qui est passé.
D ene pas s'inquiéter du futur.

De juste faire confiance au présent.

Ah… Faire confiance…

D.

"I want to tell you something"

...

Peut-être est-il temps.
Je savais que cela viendrait.
Et même si celui-ci noie le poisson aujourd'hui,
Je crois qu'il est temps de mettre un terme.
Encore faut-il en avoir le courage.

Pourquoi ne s'attache-t-on qu'à ceux qui nous font courir?
Pourquoi un tendre, adorable et bel homme comme lui me laisse-t-il si indifférent malgré toutes ses délicates intentions; malgré sa profession qui en ferait fantasmer plus d'un; malgré son affection pour moi?
Peut-être parce qu'à mon tour, je le fais courir.

Mais pourquoi courir et toujours prendre des directions différentes.

Je mourrais fatigué d'avoir couru dans un seul et même sens, le sien.
Au moins, je mourrais fidèle à moi-même.

Wednesday, November 15, 2006

Au détour du chemin...

Il fait chaud dans la rame de métro. Je ne veux pas enlever mon blouson, il y a si peu de stations à passer, ça n'en vaut pas la peine.
Je descendrai quelques arrêts avant le mien, je marcherai et me fondrai dans la ville déjà enrobée de ténèbres; adoucie par les nombreuses lumières, les néons.
Le métro ralenti. Les portes s'ouvrent. Je suis arrêté dans ma lecture. Il entre. Je sens sa présence, il dégage une aura. L'air change. Je lève la tête.

Il n'est pas grand, mais je capte tout de suite ses yeux sombres, son regard ténébreux, si profond. Je suis hypnotisé. J'abandonne mon livre. Sylvia Kristel me passionne, elle devient une star au détour de 1974... Sylvia Kristel peut attendre.

Il croise mon regard. Le temps s'arrête. L'intensité s'installe. Il me scrute, il donne l'impression de lire en moi tant son regard est profond. La tension est trop forte, je baisse les yeux, et fais mine de me replonger dans mon livre. Mais les courbes, les angles obtus et les points formés par les lettres dansent devant mes yeux sans pour autant pénétrer mon esprit...

Discrètement, sans bouger la tête, je lève les yeux. Il est de profil. Je l'examine. Il a les cheveux parfaitement coiffés malgré cette fin de journée. Ses sourcils, très bas, lui donnent un air grave, sérieux. Ce qui le rend encore plus attirant. Il a le regard fixe, un rien perdu. Il a un beau nez, aquilin; ses lèvres sont masculines, ni trop fines, ni trop épaisses. Je descends, son coup est élégant. Ses vêtements sont propres, droits, classieux. Il porte le costume à merveille et son duffle-coat marine adoucit la droiture de sa tenue. Il est petit; ce qui n'affecte pas son charme. Au contraire. Les hommes grands ont souvent une assurance naturelle que leur confère leur taille démesurée. Il n'a pas besoin d'être grand pour prouver son assurance. Elle se dégage de lui, naturellement, simplement.

Je cherche sa main du regard. Je veux attraper son annulaire, savoir ce que cachait ce regard posé sur moi. Je ne le vois pas, il est dissimulé par l'écharpe qu'il tient, qu'il a élégamment enlevé de son cou.

Je ne pourrais pas chercher ce doigt longtemps. Il se tourne, happe mon regard. Un fois de plus, les autres s'évanouissent. Une bulle se forme, mais ma gêne prend le dessus. Je prétends retourner à Sylvia. Je bénis mon visage de ne pas rougir dans les situations d'embarras. Même si je sens bien que le sang afflux dans tous mes vaisseaux faciaux.

Son regard me déshabille. Il me scrute. Et lui, que voit-il?

Je me sens tellement étranger à moi-même. Je voudrais disparaître, fondre dans la masse. Mais je suis exposé, sans barrière, sans aucune sécurité. Rien ne nous sépare, tout semble nous attirer.

Je relève les yeux. A lui de les baisser. Embarrassé à mon tour, je me replonge dans mon livre mais mes yeux sont arrêtés sur sa main. Sur son annulaire désormais dénudé brille la bague tant redoutée.
Elle est là.
Elle ne ressemble pas à une alliance. Je préfère croire que c'en est une.

Il a l'air noble. Je crois apercevoir un trait de tristesse au coin de son oeil. Ca ne le rend que plus attendrissant.

Les stations défilent. Je ne lirai pas une ligne de mon livre. Trop gêné, l'esprit ailleurs, qui déambule. Les regards se feront fuyants. Plus qu'une station et c'est la mienne.
Peut-être devrais-je rester.
Peut-être...

Et pour quoi faire? Prolonger le rêve de deux arrêts de métro, pour, de toutes façons, remonter à la surface, retrouver ma réalité. Non, je dois descendre ici. Rien ne fera basculer mon équilibre. Rien ne peut se passer. Alors je range mon livre. Du coin de l'oeil, il le voit, se rend compte.

Arrive la station. Je dois passer devant lui pour sortir. Je baisse les yeux. Comme si j'avais fait une bêtise. Je crois même me voûter alors que je fais, ces dernier temps, tous les efforts du monde pour garder ma droiture.

M'a-t-il suivi des yeux?
Je ne le saurai jamais. Je descends. Je relève la tête, les épaules et je m'engouffre dans ce couloir qui me ramène à la réalité. Pourtant mon esprit est ailleurs. Les mots afflux, glissent. J'essaie de les retenir. Ils sont là, en file, attendent leur tour. Je ne veux pas les laisser passer. Pas tant que je ne peux les coucher sur mon écran. Les taper sur ce clavier. Je risque de les perdre.
Je compose alors que je marche, rapidement, au travers de la nuit; au travers de la ville.
Les mots s'emmêlent, l'histoire se romance. Je ne différencie plus le rêve de la réalité.
Quels regards ont existé, lequel suis-je en train de fantasmer?
Mes pas se pressent, les mots coulent, comme je me saigne. Je les perds.
Je n'en garde qu'une histoire brute. Sorte de mélange entre mon imagination et mon souvenir.

J'atteins ma rue. Cette rue que j'aime depuis bien avant d'y habiter.
Je presse le pas, prépare mes clés. J'aperçois le restaurant, et ma porte juste à côté.

Je vois quelqu'un s'y engouffrer. Je me presse pour retenir la porte.
Raté.

Je mets la clé, pénètre à mon tour dans le couloir illuminé. Je lève les yeux et aperçois la silhouette qui venait de se faufiler.
Elle me semble familière...

C'est Lui.

Il n'est pas descendu deux stations avant.
Nous avons atteint notre immeuble en même temps.
Le même immeuble. Il prendra l'ascenseur, je grimperais les escaliers. Assez lentement pour découvrir à quel étage il habite.

Drôle de coïncidence.
Drôle de retour à la réalité.

Situation singulière et cocasse.

Monday, November 13, 2006

I realise the unfairness of the world
I see things differently
The fog has vanished away

I realise i never saw the tears that floaded your eyes when you left me
I never had mine open enough to feel your heart torn between your love and your obligations

I was hurt

But as i see this stranger holding his tears,
I remember mine, which floaded my night,
Soaked my bed

When my computer was my ennemy,
My phone dreadly silent,
My life totally empty.

I know your strength, because you hid your weaknesses.

Automn is coming, dragging its dead leaves, its rain and the sweet memories of you, of us.
Silently you just live in my memorie...
Silently you're still beside me...

Silently... you're what's left of me; of before; of who i was.

And i still love you for that. I still love you for who you were, for whom you love, for who i was, for whom i loved.

And silently, life goes on, time is the friend.
My love needs to fade away.
But you remain the one. You're still the one.

So is life.
So is love.

yes, it is.

Monday, October 30, 2006

Pretty shocking...

When the bouncer steps right in front of me at the entrance of the club, blocking the entrance.

"This is a GAY night!"

Whaou... what can i say?

I'm not even sure what is more confusing between the fact that i used to go there every weekend - the bouncer being still the same -, or the fact that the guy actually thought, even for a second, that i could have been straight!

apparently, put a Donna Karan leather jacket to anyone and that's the trick!

PRETTY AMAZING!

Wednesday, October 25, 2006

Florence Adjani Vs. Isabelle Foresti

"Je n'suis pas folle vous savez… Bonsoir!"

Test de pûreté....

Finalement, je m'attendais à pire...


Votre score est de 211 point(s).


Statistiques:
Pourcentage de réponses positives: 60 %
Réponses positives sur les boissons: 38 %
Réponses positives sur les drogues: 25 %
Réponses positives sur le sexe: 74 %

Vous vivez votre vie à fond les bananes sans peur du lendemain !
(Un score qui vous donne le droit de clamer votre impureté à l'assistance :P)

Ben bravo...

Saturday, October 21, 2006

B.

If you were still around, i would lend you Six feet under.
Just so that you could hear...

"You spent so much time to make other people happy, you never thought about yourself."

Yes... Even just for that...

Virera, virera pas...

Soirée aux côtés de JF.

Comme d'habitude, une excellente soirée.
Depuis qu'il est élu conseillé communal; son agenda est encore plus rempli que le mien!

Mais par un heureux hasard nous nous retrouvons un vendredi soir avec peu de projet.
Assez peu pour postposer.

Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas revu. Pas depuis mon départ en vacances, pas depuis qu'il avait posé sa main sur mon genoux...

Rien que lui parler au téléphone me fait sourire. Alors le voir arriver me fait réellement plaisir. certes, au départ, les sourires sont génés; les regards à la fois insistants et fuyants. les silences insurmontables...

Après quelques verres de vin, les langues se délient.

Virera, virera pas. Telle pourrait être la question.
Mais déjà, je m'en fous.
Nos rencontres sont toujours des moments formidables. les conversations dévient toujours, je trouve cela incroyable.
Et puis il se confie à moi.
Comme quand il me dit que...
Ah zut, faire attention, le blog a des oreilles. (!)

Les au-revoirs sont toujours difficile.
Un cinéma bientôt.
Dans quinze jours.

Les choses auront évoluées de mon côtés. Peut-être du sien aussi.

On s'en fout. Il est un ami. Un très bon ami.
De qualité et peu (oui, très peu) peuvent le prétendre à ce point.

C'est étrange, troublant... et d'autant plus délectable!

Mystérieuses relations humaines...

Friday, October 20, 2006

Plaisir masochiste...

De doucement se brûler les ailes.
De s'arracher la peau pour le laisser sortir.
Car il n'y restera pas indéfiniment…

Douce saveur de l'amertume.

Tuesday, October 17, 2006

I've always known...

But now, i'm certain,
Tykwer is a genius!

Sunday, October 15, 2006

Cela semble encore tellement irréel, magique.
Et condamné.

C'est en cela que réside tout le charme.

Encore et encore...

Tuesday, October 10, 2006

Tiens... JG est de retour.

Décidément...
Certaines choses me dépassent réellement.
Je sais qu'on n'en restera pas là.

Mais comme il le dit si bien.

"On en sait pas où ça va nous mener."

Impossible de ne pas y entrevoir déjà une souffrance commune et un futur dans des voies séparées.

Quel gachis.

Monday, October 09, 2006

Enlève tes bottes vintage, c'est trop frais!

il m'a fallu du temps pour comprendre l'essence comme les sens du mot vintage!
Selon une revue de mode: "Est vintage, tout vêtement ou accessoire d'au moins 20 ans d'âge, griffé si possible, rare et en parfait état"
En gros, il s'agit d'une sorte de revival qui s'étend des années 40 à 80 et qui permet aux grands couturiers de nous ressortir la même soupe qu'avant. Puisque le vintage (au contraire du revival) est griffé.

Cela ne m'inspire qu'une chose:
Une citation fantastique de Patsy dans Ab Fab: "Get your clothes back from the dry cleaning and it's a revival!"
C'est à peu près ça!

Friday, October 06, 2006

Not saying it anymore does not mean i think or even feel it no more.
I just stopped, it was about time.

Because you do seem to still think about it from time to time.

I know nobody holds the key of your glass prison. Not even you.
And from there, you did love.
And you pretend not to anymore.
And i pretend not to notice that a piece of me is still deep in your heart, like a little dust.

Paths parted.
Unfortunately.
That's the way it is.
That's the way life goes.

You will remain the best. The incarnated dream. The one.

I'm lucky enough i met you. For some people it never happens.

And there will always be a space for the little dust in my heart. For this one. for you.

Thursday, October 05, 2006

Lazy days...

Lazy days
Pour un soleil un peu pâle qui se lève sur mon âme
Les yeux embrumés, le sourire aux lèvres
L’envie de m’enlacer à nouveau dans tes draps
L’idée d’une évasion, secrète et invisible
Et invincible
Rester encore un peu juste un instant
Une éternité
Fermer les yeux pour mieux rêver éveillés

Et puis le flot de ma vie qui coule sans ombrage
Ce flot qui, jadis, me servait de breuvage
Purifié par des terres neuves et vierges
Assagi, assagi…

… ou presque.

Wednesday, October 04, 2006

"I rarely think about the past, but i care about what can happen today, tonight, what may happen tomorrow..."

Aleksandr Petrovsky
:-#

Tuesday, October 03, 2006

So...

"I'm a lonely bastard..."?!

L'idée me fait sourire...

Monday, October 02, 2006

J'ai quand même du mal à croire que cela se soit réalisé...

Tout me semble encore tellement irréel...

Ce que je confie...

... sur ce blog n'est pas censé se retrouver dans la vie réelle, celle des êtres en chair et en os.

Un avis que visiblement certaines personnes ne partagent pas. Du moins, une en particulier, qui, nul doute, se reconnaîtra.

Quand je parle de personnes ici, que j'utilise des initiales afin de préserver leur intimité, les "protéger" elles, non moi, je ne vois pas l'intérêt d'aller les trouver pour évoquer le fait que... "tiens, tu es en contact avec..."

Où est le problème?
Pas assez de détails sur ce blog?
Ou quelque chose d'encore plus pernicieux?

Pourtant, je croyais que cette personne me connaissait et me respectait assez pour savoir que je n'aime pas voir mon intimité violée. Combien je me fais violence pour me dévoiler dans ce cyber-espace.
Ne pas me censurer en sachant que certaines personnes (oui, toi aussi, entre autres), lisent ces lignes, au fur et à mesure. Toujours la peur de blesser.

Une pudeur qui, finalement, finit par me rattraper.

Et oui, fuir et me cacher dans un nouveau coin de la toile m'a traversé l'esprit.
Je n'en viendrai pas à là.
Du moins pour le moment.

Mais si ça arrive, je doute que tu puisses me retrouver aussi facilement...

En espérant que le message soit clair,
désolé pour celles et ceux qui ne sont pas concernés.

A bon entendeur...

Marché conclu...

Et plein de bonnes surprises!

Sunday, October 01, 2006

"Sitting on the moon"


I'm sitting on the moon
Watching the planet blue... hello!
Looking all around
Rotating without a sound, where are you?
Where are you?

I'm sitting on the moon
Where are you?
I am missing you...

I came from very far
A little unknown star... hello!
I don't know what to do
Its is so cold and blue without you...
Where are you?

I'm sitting on the moon
Where are you?
I am missing you...



Enigma

Enfin de quoi se changer les idées...

- Encore jet-laggé et réglé à l'heure de New York

- Ce soir, Nuit blanche à Bruxelles

- Satisfaction de voir T. revenir vers moi, plein d'envies, de bons sentiments, et de compliments (ça tombe bien, j'en ai besoin en ce moment...

- D. toujours aussi présent, prévenant et en accord avec mon deal...

- Après le petit incident avec V., mes "menaces ont porté leurs fruits", pas de harcèlement, mais un délicat message sous-jacent qui dit "j'ai encore envie de te voir..." Tout aussi flatteur.

Et puis...

Et puis le retour à ses bonnes vieilles habitudes de Fontainas avant de sortir. Bien sûr, avec l'espoir d'y voir BJ... (un monomaniaque?... où ça?), ou plutôt l'espoir que lui me voit. La patience a payé. Il est là, je dois aller au bar pour qu'il me voie. Et au-delà de tout espoir, il se lève aussitôt pour venir me dire bonjour :D
LA soirée avance, il pleut, nous allons à l'intérieur du bar, vue sur lui, vue sur moi. Des coups d'oeil, des regards, pas de quoi être mon obsession de la soirée, je m'amuse tellement. Et puis deux types se joignent à son groupe, dont l'un doit bien être son type. Oui, une pointe de pseudo jalousie.

Il est temps de partir.
Je quitte le bar, sans lui accorder un regard.
Ni une ni deux, il se lève.

"Nicolas, quand est-ce qu'on se voit?"
:/
Je brille de froideur.
"Tu fais quoi ce soir", finit-il par me demander sans innocence.
Puis il propose demain, dimanche. Je dois réfléchir, et lui d'insister "dis oui, dis oui..."
Malgré mes propositions de m'appeler, il semble impatient, ou veut peut-être une assurance.

RESULTAT. Le RDV est fixé.
Pour demain.
Je crois que la rencontre va réellement se faire.
Mais je ne dois pas céder. Je veux comprendre, je veux savoir.
Et je ne veux surtout pas tomber dans les oubliettes dès lundi.

Je joue gros. Heureusement que j'ai des filets pour me rattraper si je chute.

Vivement demain...

Thursday, September 28, 2006

Et pendant ce temps-là...

Au pays de Bj...

Nico dit:
So, here's an odd question for you too...

Nico dit:
Have you heard of me around?

t. dit :
yes... remember O.'s boyfriend?
(Comprendre, Bj...)
         
Nico dit :
Yes.
Je fais hyper bien l'innoncent... non?


t. dit :
he told me that he met you before...

Nico dit :
But... what did he say exactly?

t. dit :
that you tried to seduce him in fontainas or smthg like that. or that you gave him your number. still think it's strange that he didn't contact you because (1) he is a sex animal and (2) i think you are his type
The bastard!         

Nico dit :
So he said. Ok. thanks for the info.

GRRRRRRRRRRRRRRRRRR.............
Au moins, cela confirme qu'il y a qqch d'étrange derrière tout ça...

Et de baigner dans ma propre terreur...

Wish you were...

Daylight
Comes creeping
In the morning
And I wish I was still sleeping
And the daytime
Is a long time
Dull and dreary
Full of dreams of wishful thinking

But the night-time
Is the one time
When I miss you
And I wish that you were with me
And I sit and
I think of you
And I'm lost in
Forgotten old memories of you

Wish you were here with me
I wish you were here with me
Wish you were here with me
I wish you were here with me

Night-time
Comes seeping
Through my window
And I know I should be sleeping
But I'm thinking
Of the last time
Can you hear me
Do you know my hopes are sinking

'Cos the night-time
Is the one time
When I miss you
And I wish that you were with me
And I sit and
I think of you
And I'm lost in
Forgotten old memories of you

Wish you were here with me
I wish you were here with me
Wish you were here with me
I wish you were here with me

And I'm always thinking of you
And I'm always thinking of you
And I'm always dreaming of you
Always I'm weeping in dreams
Wishing and hoping

Wish you were here with me
I wish you were here with me
Wish you were here with me
I wish you were here with me


Bananarama

Wednesday, September 27, 2006

Retour

Après plus de 3 semaines de vacances, me voici de retour à Bruxelles.
3 semaines loin de tout, trois semaines de plaisir...
Mais aussi 3 semaines à faire face à soi-même,
A se rendre compte que comme les mers et les océans croisés pendant ces congés,
J'ai trop longtemps agité les bras dans le vide pour me masquer la vérité,
Trop de travail, trop de projets, trop de gens à m'entourer, d'autres à jeter,
Pour une seule raison, oublier combien je l'aime encore.
Combien il me manque tant!
Combien j'espère encore un signe parfois,
Combien encore je le cherche dans les regards, dans les allures, les silhouettes.

Je me rends compte que son visage est clairement ancré dans mon coeur, au plus profond...
Son nom m'apparaît dans l'horizon, sur les cieux, comme dans un générique de fin
L'histoire se termine mal.

J'ai à nouveau arraché des larmes de mes yeux, et je ne tolère plus y consacrer ma miséricorde.
Mais savoir que son entité hante cette même terre qu'est la mienne. Même s'il est loin,
Même si une mer nous sépare.

"Will someone please call a surgeon
Who can crack my ribs
And repair this broken heart (...)
I can't accept that it's over"


La chanson n'en finit plus de se répéter dans ma tête et où que j'aille tu es là, au travers d'une musique, d'un magasin, d'une station service, parfois d'un regard, un ordinateur portable. Les avions et les aéroports sont hantés, comme mes souvenirs, comme mon présent.

Ai-je pu être idiot de me croire aussi fort.
De penser que je me tiendrais bien droit et que tu partirais.
Droit, je me suis tenu, malgré les nombreuses fois où je me suis effondré.
Tu restes là, à t’épanouir dans mes pensées.

Je ne peux m'empêcher de me connecter à MSN sans souhaiter te voir me contacter.
Même si je t'ai effacé de mes contacts.
J'espère encore voir ton nom s'afficher sur l'écran de mon téléphone.
Même si ton numéro n'y figure pas.

Le silence me transcende. Tu as raison. J'ai raison.
Et je me blesse à comprendre que ton silence trahit ta peine. Car tu n'as jamais perdu trace.
Je me blesse en me rappelant qu'en partant, tu n'étais toujours pas certain de ta décision.
Je me blesse à me rappeler tes derniers mots, lors de cette rencontre qui ne tient rien du hasard.

Je me perds à croire que ce retour de flamme est annonciateur de quelque chose. Que les déjà-vus que je cumule depuis ces derniers jours ne sont pas non plus le fruit du hasard.

Et puis, une fois de plus, je prends le poignard pour l'enfoncer un peu plus loin. Peut importe, les fonctions vitales ont déjà été touchées. Mon coeur en saigne encore.

Et je suis vide à l'intérieur. Amorphe. Sans vie.

Friday, August 25, 2006

Et encore...

Un rendez-vous manqué.

Ca devient notre spécialité!

Tuesday, August 22, 2006

"Falling in love isn’t part of a plan
Forces within me, mix reason with lust
But I try to accept it and not make it worse
Cause I know I might lose you by taking the chance
But love without pain isn’t really romance"

But love without pain isn't really romance.

A beautiful day...

Living on my guard (guarded)
Wind is on my neck (fateless)
Sun is on my face (have courage)
Beautiful day without you (without you)

Like rays of gold (I honestly can)
Now can I (forget the pain)

Feeling spoiled
In this world
Fighting beliefs
Now can I

I
Know
My
Tragedy

Notion took about
Still I wonder how
Morning after rain
Clear away the pain

Then after all
When all are gone
It's plain to see
Just who we are
In the light of hate
The way we talk
Enacting shame
Causing harm
Defend yourself
And keep your guard
We realize
We belong apart
'Cause we entice
We've got ways of knowing

Living on my guard (guarded)
Wind is on my neck (fateless)
Sun is on my face (have courage)
Beautiful day without you (without you)

Like rays of gold (I honestly can)
Now can I (forget the pain)

Feeling spoiled in this world
Fighting beliefs
Now can I

When I'm alone
And all are gone
The painted leaves
Onto the sun
In the light of god
I see myself
Improving things
Oh every day
The open sky
The breathing stars
When .... Come
In a world apart
'Cause in these times
There's no way of knowing

Living on my guard (guarded)
Wind is on my neck (fateless)
Sun is on my face (have courage)
Beautiful day without you (without you)

Like rays of gold (I honestly can)
Now can I (forget the pain)


And still I'm spoiled
Feeling refined
This beautiful day
Makes me sigh...

Röyksopp

Monday, August 21, 2006

SMS d'anthologie:

Je me dirige vers la Grand place

...

ok for thursday :) 21h?

Rendez-vous est pris!

Saturday, August 19, 2006

I heart Brussels

It was a funny friday night.

J'ai emmené D.Y. dans un restau japonais. Même s'il voulait absolument m'inviter, après les services qu'il m'avait rendus, je trouvais naturel de payer. Une fois au restaurant, je constate que je ne peux que payer en liquide. Nous ressortons.
Je n'ai pas tout de suite senti le regard sur moi.
Il me faudra quelques secondes pour le voir tourner la tête. Du haut de son vélo... Bj¨...
C'est dans ces moments que je bénis cette ville, et que je ne regrette pas le fait de vivre en plein centre. J'aime l'idée que le centre de cette capitale européenne soit mon petit village à moi, où l'on peut croiser son fantasme au moindre coin de rue.

Après l'orgie de poisson cru, j'appelle D. que je dois retrouver au Fontainas. Ca fait une éternité que je ne l'ai pas vu. Je ne m'en plains pas. Autant je l'adore, autant récemment, il m'a particulièrement tapé sur les nerfs!!!
Il s'installe à une table. "J'arrive". Sur le point de raccrocher, je l'interpelle: "Bj¨... est là?" "Oui".
Je me suis mis à courir, délicieux sourire aux lèvres. Je suis déjà content qu'il m'ait vu avec le mignon D.Y. sortir d'un resto.

Effectivement, il est là, loin, dans tous les sens du terme. Et ce qu'il mâte. Sans arrêt et surtout pas moi.
Après la réponse, mijotée (comme lui...) pendant un jour et demi que je lui ai adressée, c'est quitte ou double, ou devrais-je dire "leave it, or take it". Mais au moins, je ne me suis pas abaissé à ses seuls désirs. De ça, je peux être fier.
Et puis, j'ai l'horrible sensation de ma baisse de libido.
- C'est grave docteur?...-

Soirée agréable en compagnie de D. C'est un peu comme la famille. Quand les conflits se font trop présents, rien de tel que l'éloignement.

2 cocktails plus tard, je reçois un SMS de T.
T.!
Je n'ai pas eu de nouvelle de cet apollon depuis presque 2 ans. A vrai dire, 2 ans pile. Quand je pensais que Bruce ne me recontacterait jamais...
Bref... la surprise est de taille.
La déception aussi. Même s'il s'adresse bien à un Nico, le SMS ne s'adresse pas à moi. Je lui réponds sur le ton de la plaisanterie, il ne réagira plus. Dommage...

Enfin, des petites news de Jeff, mon flirt hétéro...
Toujours hétéro, et toujours en flirt. Il m'appelle ce week-end. Et ce qu'il y a de bien avec lui... (Est-ce son côté trop hétéro...) c'est qu'il le fera... Lui!

Et alors que j'allais rentrer chez moi, deux connaissances m'appellent comme des malades, me courent après et m'offrent un cadeau... Ils l'ont vu, et ont tout de suite pensé à moi.
La surprise est de taille, le plaisir aussi.

I love Brussels!

Friday, August 18, 2006

"Judging is what we do best. It's our hobby""

Samantha Jones

Muchi muchi

Le contact est établi.
Les échanges sont rares, épurés.
Après m'avoir signalé mon affaire avec le meilleur ami de son petit ami... Il conclu toutefois pas "I'm all yours".
Je me suis fais du mouron pour rien... Je savais que c'était gagné d'avance. Après tout, c'est lui qui s'était présenté à moi, trois ans auparavant.

Sa seconde réponse, par contre, est à la hauteur du personnage tel que je devais le pressentir. Après son (heureuse?) allusion à son petit ami, il me pose la question... (à moi!) "Who needs a drink when you can have sex"?

:s

Au moins, il va droit au but. C'est certain.

Je repense à la question de L. au téléphone l'autre jour (cette même L. qui m'a fait faire ce geste insensé de le contacter...) "Why do you want to do it?"
Personne ne m'avait posé la question.
N'est-ce pas incroyable...

Après avoir lu sa gentille allusion sur une fusion prochaine, je ne peux m'empêcher l'amer constatation que, secrètement, au fond de moi, là où je laisse pourrir les choses que je ne veux pas m'avouer, j'espérais plus, j'espérais autre chose.

"Who needs a drink?..." I do... me! the guy who likes a drink before a mind blowing sex session!
Après tout... marre de se sentir comme un morceau de viande. Déjà dans l'ère de l'ancienne communication, ce n'était pas agréable, mais maintenant, plus la peine d'aller passer la nuit dans une boîte à essayer de passer commande chez le boucher, à attendre son tour, que son numéro soit appelé. Non, aujourd'hui, la viande, on la commande sur le Net. Du haut de sa chaise de bureau. On commande, et on consomme direct, à la livraison. Certainement, la peur du manque de fraîcheur.

Je ne veux pas qu'il prenne le dessus. J'ai déjà peur. Je ne peux pas dire qu'il ait été un fantasme pendant six ans, ça n'avait rien de sexuel. Pourtant, j'ai peur qu'à l'image du fantasme, le réaliser me déçoive. Je vais être déçu. Je ne serai pas à la hauteur.
Et puis, je vais me brûler les ailes ne constatant que je ne serai qu'un bout de viande de plus, un numéro, une tête sur son tableau de chasse.
Ces trois années de flirt n'auront donc servi à rien. J'aurais dû le laisser en rêve et fascination. De cette façon, il serait resté, à mes yeux, le plus beaux mecs de Bruxelles.

Rien ne s'est passé, et j'appréhende déjà qu'il ne me rappellera pas.

Plus que jamais, j'ai besoin d’une connexion pour fusionner.
Comme dans une centrale, la fusion demande préparation.
Sans ça, j'ai l'impression de me prostituer. Sauf que je ne suis même pas payer. Aussi beaux que les clients puissent être.

N'est-ce pas le jeu de la séduction le plus amusant, le plus enivrant et le plus excitant dans la rencontre.
Et plus le jeu est long, plus c'est bon... Non?

Alors, après trois ans... Ca devrait être un bon cru finalement :p

Sex & the (diver)City

What's sexier than unzipping one guy's trousers?
Hum... unzipping two...

On n'arrête pas le progrès...

Je suis allé chez le photographe pour des photos d'identités qui seront utilisée pour mon nouveau passeport (un passeport encore plus nouveau que le nouveau qui m'avait été délivré l'an passé!).
En entrant dans le magasin, je suis choqué par la chaleur qui règne alors que (eh oui, même en plein été), il fait si frais à l'extérieur.
Le pire... c'est qu'une espèce d'air co. transportable était installé et cracjait de l'air dans un boucan du diable.
Et le photographe d'expliquer à un client: "depuis ce matin, les gens me disent qu'il fait chaud dans mon magazin, surtout comparé à dehors. Mais il ne se rendent pas compte qu'ils s'habillent plus chaudement et donc qu'ils ont l'impression qu'il fait plus chaud dans le magasin (déjà l'explication me paraît douteuse...). Alors j'ai branché la clim' afin de rafraîchir l'air à l'intérieur."
Je suis médusé. Au lieu d'ouvrir la porte comme toute personne de (bon sens?) ferait, il préfère brancher la clim...

Je m'installe sur le tabouret, prêt à être pris en photo. Je ne souris jamais sur les photos, je n'aime pas ça. Et les photographes pouvaient essayer, c'était toujours vain! "Alors, comme ce sont des photos pour la passeport, la loi oblige un cadrage spécial, vous devez regarder bien droit dans l'objectif, que je vois vos deux oreilles. Et... Ah oui... il est interdit de sourire!"
Il m'aura fallu au moins une minute trente pour calmer mon fou rire! Et une minute trente à rire, alors que d'autres clients attendent... C'est long!

En bonus, j'apprends que, toujours pour ce même passeport, je dois fournir un certyificat de naissance datant de moins d'un an.
Comment ça, moins d'un an. Il se pourrait que l'année prochaine, je ne sois plus né au même endroit?...

Wednesday, August 16, 2006

Bêtement... il ne savait certainement pas qui j'étais.

Attendre de nouveau...

Et se sentir idiot.

Tuesday, August 15, 2006

MONOMANIAQUE...

Voilà, cette fois, IL est bel et bien parti.

Diskonnect.

Sans faire de signe, ni laisser de trace.
Proprement et silencieusement.

C'est un mauvais rêve, vivement que j'en sorte!

Je ne peux pas croisre qu'IL me fasse cela, pas après tout ce temps, et toutes ces choses...
Il paraît que je n'ai aps de regrêt à avoir.

Ca me fait amèrement sourire.
Le pire, c’est que secrètement je me dis : effectivement, il est bloqué et ne peut pas utiliser ses messages et qu’il est en train de remuer ciel et terre pour me contacter.

Parfois, je suis vraiment naïf et stupide !

Le fait-il exprès?
Ai-je percé un abcès imaginaire.

Tellement de mal à m'y résoudre !
Je ne peux pas croire… Il doit y avoir une explication comme celle qu’il n’a plus la possibilité des messages.

Parfois, on se raccroche quand même à n’importe quoi…
Je me sens nul.

Il ne peut pas ne pas répondre!

Au moins, il est toujours en ligne…
Et s’il n’avait pas la possibilité de répondre…
Quelle horreur !
Déjà une heure. Je préfère me déconnecter. Il pourra toujours laisser un message. Mais j’ai l’amer impression que la tornade qu’il provoquait chaque fois que l’on se rencontrait dans mon cœur, mon corps et ma tête, n’était que le fruit de mon imagination.

Fin du chapitre?

Oh my god!

Je me sens comme un ado !
Il a lu mon message, je le sais. Et maintenant, tremblant, j’attends un signe de sa part. Qui semble tarder.
Je n’arrive pas à croire combien tout mon corps réagi, je peux à peine taper sur mon clavier.

Et moins je vois de message arriver, et plus je tremble. Et s’il ne répondait pas ? Et si je m’étais fourvoyé ? Non… ce n’est pas possible. J’ai l’estomac noué et je dois respirer profondément pour ne pas exploser.
Toujours rien, s’il se déconnecte, je devrai affronter ma défaite. Oh my god ! Mais qu’attend-il ? Je ne peux même pas travailler. Mais plus le temps passe, moins de message semble arriver et plus la crainte de son silence m’envahit.
Pourquoi l’ai-je fait ? Pourquoi l’avoir contacter ?

L’attente.

La chair de poule.

Et toujours rien.

Quel bâtard !

Je ne tiens plus !

Monday, August 14, 2006

Lundi plus vieux...

La pluie s'écrase vainement sur mes carreaux. L'Ipod crache la musique qui s'enchaîne. C'est une journée sans âme, veille d'un déprimant jour férié.

L'après-midi est déjà bien avancé. J'ai bu thé sur thé. Que faire ce soir? Envie de sortir, envie de b*****, envie de te contacter...

Envie de rêver. Pourtant, j'ai l'impression d'avoir épuisé mes rêves. Non pas qu'ils aient été réalisés, ce serait trop beau; non, ils ont été détruits. Ce n'est pas triste, cela arrive. Je ne suis pas sans âme; même si je sais être foncièrement méchant.


Envie de me noyer dans un océan d'ambre. Envie d'être début septembre et de pouvoir enfin partir. Enfin abandonner, lâcher prise. M'abandonner.

Et si j'allais me noyer dans mon bain...

Boîtes à secrets...

J’ai dans ma tête, bien ordonnées,
Des boîtes à secrets fermées à clé
Que nul ne peut ouvrir
Ni même découvrir

Comme des coffres à trésors
Qui me bercent quand je m’endors,
Quand la nuit est si cruelle,
Je ne dors qu’avec elles

Mais ces trésors que je chéris
Prennent une place infinie
Quand ma tête en veut encore
Plus de place pour les trésors…

Coffrets de poussières remplis de secrets,
Que je prends pour du bonheur, en vrai
Sentiments confus et malaisés
Ne font que me tromper.

Dans ma tête se trouvent, bien ordonnées,
Des boîtes à secrets dont j’ai perdu la clé
Je ne peux plus les ouvrir,
Je ne veux plus les souffrir

Comme ces coffres à trésors,
Deviennent cauchemars quand je m’endors,
Comme la nuit est cruelle
Comme ces secrets sont cruels.

J’aimerais un jour, comme des colombes,
Libérer ces boîtes, que les secrets tombent,
Que, une fois avalés, digérés,
Je puisse les oublier.

Et que dans ces nouvelles boîtes à secrets
Rangées fraîchement, sera dépeinte, en vrai
Ma vie libérée de mes tourments.
Ma vie, tout autrement.

Friday, August 11, 2006

Bj¨...


Peut-être serait-il temps que l'on arrête ce petit jeu.

Petit serait-il temps que je mette fin à 6 années de fascination.
Qui, malgré tout ce que j'ai pu entendre... sont restées intactes.

Je sais que je vais me brûler les ailes.
Je cours à nouveau vers mon propre malheur.

Mais puisque je lui ressemble.
Peut-être en mieux,
Peut-être pourrais-je simplement prendre sa place.

Et puisqu'il est le meilleur ami de celui qui est parti (a-t-il eu raison, oui!)
Ce serait une nouvelle guerre qui commencerait.

Je ne suis plus à ça près!

Londres de son ombre

Londres reste un lieu miné. Comme une terre après un violent orage. On sait que le soleil va poindre. Mais l'herbe dégage une odeur "d'après pluie", encore humide par les gouttes versées. Certains arbres garderont à jamais la marque de la foudre qui s'est abattue. Et malgré la chaleur, il faudra du temps afin que le paysage retrouve sa beauté.
Il gardera pourtant des séquelles...

Londres reste un terrain miné. Et je force des lieux qui me devraient être interdits. J'y dors, même! La malédiction n'est pas levée. Il règne une ombre sur Londres.
Je le retrouve dans des profils; je l'entends dans des accents, des expressions; je le vois dans des allures; je le sens dans des parfums. Et parfois son fantôme hante les rues qui ont connu notre bonheur.

Je l'ai encore sous la peau. Là où mes défenses ne savent pas pénétrer.

Son regard, son sourire, son air parfois si sérieux, son amour... tous sont aussi vifs dans mes souvenirs que mes larmes qui mouillent encore mes joues. Et pourtant, il n'est plus là; il ne vit plus ici, mais son âme y est encore.

Et le bonheur que nous avons semé, quand, seuls contre la ville, tout nous appartenait; quand je nous croyais invincibles. Quand je l'étais. Avant que la fissure ne devienne faille;
Avant que je ne plonge.

Et encore aujourd'hui, je tombe. Toucherai-je le fond un jour? Pour me relancer...

Ce ne sera pas à Londres. Ce bonheur parsemé a pourri aujourd'hui.
Alors, Londres je fuis.
Cette ville, qui fût mienne autrefois, n'est plus que le déchet de mes amours anciennes.

Sur la ville plane encore son ombre
Et sur la ville traîne ma silhouette sombre
Comme sur ma vie traîne encore son ombre.

Un jour viendra... Sans Londres d'un doute!

Dancing queen

Have you confessed?

Wednesday, August 09, 2006

Et pourquoi est-il plus facile de trouver quelqu'un qui vous aime que de tomber amoureux?
Je me noie pour essayer de ne plus me reconnaître.
Et j'y parviens.

Je m'expose, là, en place publique et impudique.
Je flirte avec le vide des échanges sans lendemain.
Et je crois remplir ma vie avec ce rien.

Wednesday, August 02, 2006

Et ce n'était pas toi...

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée au calme. Petit dîner, DVD et calin.
Chacun s'est endormi devant le film.
Puis, pendant son brossage de dents, je me suis traîné jusqu'au lit pour m'y effondrer, érienté, en attendant mon tour.

J'entendais l'eau couler. J'entendais le bruit de la brosse courir sur ses dents, je l'entendais se rincer la bouche.

Et je me suis mis à rêver.

Mis à rêver que c'était toi...

Je t'ai entendu te rincer la bouche. Je t'ai entendu éteindre la lumière, passer le rideau de perles.
Et pendant une seconde, je pense avoir cru que tu allais pénétrer la chambre et t'allonger à mes côtés, comme tu l'as fait si souvent.
J'ai cru que, vêtu de ton simple boxer blanc, tu me serrais contre toi et que l'on s'aimait comme... on s'est aimé.

Et puis il est entré et le rêve s'est effondré.

Wednesday, July 26, 2006

"Mais par un caprice du destin..."

Tout allait bien.

Tout allait bien et je maîtrisais ma vie.
Entre trois semaines de travail totalement intensives et des sorties à foison qui m'exténuaient mais peu importait. J'assumais la fatigue de ce bon temps.
Et puis, il y a eu les voyages qui se sont enchaînés, entre Paris, Cologne et New York. Enfin, le petit cumul des rencontres... Bref, l'esprit trop occupé pour penser.

Retour des US. Content de rentrer, de retrouver ma faune et ma flore, retrouver mes amis. Pas le temps de se remettre du jet lag, je me lance à nouveau dans un cumule de partage, de soirées et de moments d'intimité. Même la déception du choix silencieux de T. ne pouvait faire remonter à la surface des douleurs enfouies.

Vint le week-end, surprenant. Le samedi, et le BBQ en pleine campagne. Le bonheur de s'allonger dans le gazon, se laisser caresser par le soleil, au milieu de mes amis, et savoir que le soir, si je le voulais, D. m'attendait à la mer. Même si quitter la fête un peu plus tôt m'attristait quelque peu. Même les gouttes immenses et les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Bruxelles alors que j'attendais le tram pour rejoindre la gare, et l'eau qui s'écoulait sur les vitres du train roulant vers Blankenberge, le ciel assombri... rien n'assombrissait mon humeur.

Installé confortablement dans le train. Livre à la main.
Le contrôleur passe. Je dépose le billet sur la tablette.
Je jette un oeil. Et là, les chiffres qui se détachent, la date qui me saute aux yeux...
22-23 juillet 2006
21-22 juillet 2005...
Le saut dans le temps me ramène un an en arrière, quand j'étais submergé de bonheur, quand la fin juillet rimait avec des allers et retours à Londres.
Ce premier week-end où nous louions une petite chambre et nous passion notre temps en amoureux au milieu de tous. Et cette séparation voluptueuse parce que le week-end d'après, il me réservait une surprise pour mon anniversaire, fêté à coup de champagne sous une tente, de route à bord de la MG décapotable pour faire le tour des vignobles anglais de la côte sud...

NON, ne pas y penser. Je me force à continuer à lire, je cherche à être absorber pour ne pas cogiter, pour ne pas craquer. Les mots s'agitent devant mes yeux et je perds le sens du fil de leurs idées... mais je continue, ce n'est pas du Zola, ni du Freud que je lie, Lauren Weisberger reste simple à comprendre.

Je descends du train, retrouve le sourire de D. Il est tellement craquant quand il sourit! Et ma vie, la mienne, celle que je vise au jour le jour, reprend ses droits. Je ne penserai plus. Et même la peur de s'apitoyer le week-end prochain s'est envolée. Je profite de la mer, de Bruxelles les bains, du You, de ma nuit à côté de D., de mon lundi de calme plat, malgré mon retard dans mes deadlines.
De la visite de D.R. qui vient me faire à manger. Nous partageons sa salade.

Etrangement, elle me parle de lui. Comme il y a environ 2 mois, quand elle me demandait si j'avais eu des nouvelles de lui sur MSN. « Non, avais-je répondu, je n'en n'aurais pas tu sais. »
Là, elle va plus loin, et me demande si je ne l'avais jamais croisé dans Bruxelles vu qu'il venait assez souvent avant. « Oui, mais depuis qu'il avait changé de travail, il ne venait plus ». Non, il ne venait quasiment plus. « C'est vrai que je me suis dit qu'un jour, je pourrais le croiser. Quant à me donner des nouvelles. Non, il ne l'a pas fait. Il ne le fera pas. » Et je le pense sincèrement. Et c'est vrai que j'ai déjà eu la peur d'un jour le croiser, alors qu'il serait de passage à Bruxelles pour ses affaires.
Nouvelle nuit aux côtés de D. qui m'emmène le lendemain au travail.

Rien ne le laissait présager, même si le sentiment était bien plus fort...

Une journée de dur labeur qui se prolonge alors qu'elle n'aurait pas dû.
Je finis pas quitter le boulot bien plus tard que prévu.
Sur le chemin du retour, je pense à lui, à ce qu'il m'a fait. A ce que je pourrais m'avérer violent envers lui parfois. Je pourrais bien le haïr pour ce qu'il a fait. Ca m'arrive.

Le bus me passe devant, c'est celui que je voulais prendre.
J'en prends un autre, autre direction.
Je descends une station avant le terminus, qui lui me dépose à côté de chez moi. Pourquoi?
Je décide de faire un détour pour passer devant le Plattesteen. Pourquoi, qu'est-ce que je peux bien espérer?
Les échanges de SMS vont bon train avec D. Sur le point d'envoyer celui que je viens d'écrire, je lève la tête, devant la terrasse du Plattesteen, et j'aperçois ce petit couple qui me plaît tant.
Inhabituellement, nos échanges sont plus longs qu'à l'accoutumée. Je voudrais rentrer, mais je n'arrive pas à couper court; cette conversation n'est, somme toute, que du remplissage.

Rien ne le laissait présager, même si le sentiment était bien plus fort...

Même quand j'ai vu leur regard se focaliser derrière mon dos, je ne me doutais pas.
Intrigué, je me suis retourné.

Bruce.

Lui, ici.
Il se dirigeait vers moi. Mon coeur défaillit. Mes membres se mettent à trembler.
Il me salue. J'en oublie la conversation que j'avais.
Les mots qu'il me dit m’arrivent de loin, mes oreilles ne sont plus aptes à les recevoir. Il me dit qu'il pensait bien (espérait?) me croiser. Il me propose un verre. Mon esprit se bouscule. Accepter, refuser, refuser accepter? J'ai tellement rêver de ce moment sans savoir ce que je ferais. Ce que je dirais.

Il ne veut pas me déranger, ni me forcer.

J'accepte. Il insiste pour ne pas déranger.
J'appuie ma décision. « I was just going home »

J'abandonne les autres et me voilà à arpenter les rues de Bruxelles à ses côtés.

sorti de nulle part « I'm very hard to understand, sometimes, i can't understand myself... »
Que puis-je relever?

« Maybe it's not a good idea to go for a drink. What do you think? »
Je ne sais pas.
« I don't know, do you want to? »
Oui, il le désire. Et il reste fidèle à lui-même, ne laisse rien transparaître. Le même. Juste... différent de mes souvenirs.

Nous cherchons un bar, il me propose même le Plattesteen sans se rendre compte que c'est là qu'il m'a vu. Lui qui a un sens de l'orientation inné. Il me semble bien désorienté.

Incontournable, nous nous dirigeons vers le Fontainas. Mes pensées se bousculent encore dans ma tête. Marchant à ses côtés, je en pense qu'à 2 choses. Maudire Dorine. J'avais oublié que la dernière fois, lorsqu'elle m'avait demandé si j'avais eu de ses nouvelles, que j'avais soutenu que je n'en aurai jamais... il m'avait contacté le lendemain même.
J'avais vu les mots en anglais s'afficher sur l'ordi et le malaise m'avait envahi.
Mes doigts brûlent d'envie de l'appeler.
Et puis, je ne pense plus qu'à Beedee, mon livre, notre livre. Devrais-je lui dire? J'en ai envie, mais je ne vois pas pourquoi je l'évoquerais.

Le Fontainas regorge de monde et espérer trouver une table est de l'utopie. Je suis content de croiser 2/3 personnes que je connais.
J'ai, à un moment, l'idée d'abandonner. Je ne veux pas que les choses se compliquent. Si nous ne sommes même pas apte à trouver un e,droit ou boire un verre.

Il me propose alors le Soleil, à deux pas, autre lieu qui a été témoin de notre bonheur. Une table se libère, naturellement, comme nous arrivons.
Comme nous nous installons.

Le silence gouverne et Bruce de remplir les blancs. Comme il sait si bien le faire.

Il a déménagé et sa vie est encore moins rose qu'elle ne l'était avant. Nos regards sont fuyants. J'ai parfois envie de lui demander s'il a eu des regrets. Pour quoi faire. Je ne cèderai pas à quoi qu'il puisse proposer. Je ressens le mur que j'ai bâti pendant ces 4 mois de douleur. J’ai parfois l'impression de ne pas être là. D'avoir un recul incroyable.

Je constate qu'il tremble. Qu'il tremble plus que moi.

Je n'ai pas grand chose à lui dire, mais je me pavane toutefois, en évoquant New York, Paris, Londres bientôt, mes 3 semaines de vacances. Lui ne voyage plus. Il a déménagé dans le Sud de l'Angleterre. Il s'ennuie, il n'y a rien à faire.

Et puis le silence encore.
Les regards fuyants.
Nous n'avons plus rien à nous dire.

Je sais que je n’ai plus rien à dire. J’ai envie de fuir, de lui dire au revoir, de déguerpir le plus rapidement possible, je ne veux pas que le maigre mur protecteur que j’ai construit ces derniers mois s’effondre. Ce serait trop dur. Insurmontable.

«Well, if there’s no more to say, maybe it’s time to say goodbye. »

De battre mon coeur s’est arrêté.
Une seconde.
La façon si froide et distante avec laquelle il dit « goodbye » sonne comme un glas.

« I think that’s a good idea. »

Je ne sais pas où j’ai trouvé ces mots. Mais ils sont pour moi bien placés. Même si j'ai encore envie de lui demander ses regrets. J'ai surtout envie de lui rappeler sa promesse... s'en souvient-il? La respectera-t-il?
Il ne bouge pas. Il ne semble pas vouloir bouger. Alors je me lève et il suit.
Je me rapproche de lui. Lui de moi.

Combien de fois avons-nous fait ce geste, le cœur battant, le souffle haletant, l’esprit libre et heureux.
Qu’en reste-t-il ?
Maintenant que cela fait 2 ans que nous nous sommes rencontrés.

Si la situation met mal à l’aise, elle ne fera pas mal.

Il baisse la tête. Nous sommes si proche l’un de l’autre.
Je baisse la tête.

Il joue avec mes pieds, timidement. Des observateurs extérieurs pourraient croire que c’était notre premier rendez-vous. En réalité, j’ai l’amer sentiment que c’est le dernier.

« Anyway, you’re still very cute ».

Que cherche-t-il? Il donne cette impression de flirter...
Je ne jouerai pas à ce jeu.
Je ne jouerai pas avec les bribes de stabilités et de joie que j’ai su rattraper récemment.
Je n’ai rien à dire.

« So goodbye. »
« Gimme a kiss »… Oui, cette phrase il me l’a répétée des centaines de fois. Le baiser à l’époque était sur la bouche, long, tendre et langoureux.

Ce soir, il sera froid, automatique et surtout… sur la joue.

« So bye… » et avec toute la force et la fierté que j’ai pu amasser, je pars.
Non, je ne me retournerai pas.
Je crois qu’il est parti.
Ou peut-être est-il resté à m’observer.
Peut-être avait-il les larmes aux yeux.
Ou était-il soulagé de me voir partir.

Peu importe. Je rentrerai chez moi.
Je serai fort.

Close encounter with destiny

Thursday, July 13, 2006

Sentiments...

Pourquoi les choses doivent-elles toujours se compliquer?
Pourquoi les sentiments doivent-ils toujours interférer.

Et pourquoi avoir le besoin de fuis ceux qui vous veulent du bien
Alors que l'on poursuit sans relâche ceux qui ne peuvent vous faire que du mal.

Dans ma course curative, les rencontres s'accumulent.
Et, pourtant bloqué dans ma prison de verre, je me pollue la tête de questions extientiellement inutile.

Non, je ne le rattraperait pas puisqu'il s'en va.
Il a décidé de partir alors que les roses se fanent.
Un mot, un geste, un souffle de ma part et il est reconquis.
Mais je n'en ferai rien.
Même si mon ego n'a qu'une envie le contacter.
Couper les ponts avce les gens va bientôt devenir ma spécialité.

C'est pourtant dommage.

Friday, July 07, 2006

Errance...

Océan de peau et de chair
Dans lequel je me perds
Dans lequel je me noie
Dans lequel je m'ébats!

Au coeur de la nuit
Ou au soleil de midi...
J'erre entre eux

L'impression de se bousiller
Parfois. Vais-je me retrouver
Le coton, mal tissé s'effiloche
Et mon coeur en forme de roche...

Et c'est reparti
Matin, soir et midi
J'erre entre eux

Une soif qui jamais ne s'épanche
Encore et encore par tranche
Je m'allonge sur cet océan
Et qu'il est bon de savourer autant

Et comme un ennemi
Je me répudie
Et j'erre entre eux

Ouvert dimanche et jours fériés,
quand vais-je me refermer?
A la recherche de la petite mort,
je donne du crédit à touts mes torts

Et tant que la plaie béante
tant que ces démons me hante
J'errerais, çà et là
Noyé dans mon océan de draps

Retrouverais-je le chemin de la vie?
Celle-là même qui me fuit...
Alors que j'erre entre eux.

Wednesday, July 05, 2006

Le bon moment?

Je suis ni prince ni charmant
Et j'ai pas bien lavé mes dents
Pour embrasser la belle au bois dormant
Ce n'est pas le bon moment

Je suis ni preux ni chevalier
J'ai un fâcheux point de côté
Pour aller dégommer tous les méchants
Ce n'est pas le bon moment

Je suis ni Rome ni antique
J'ai un peu perdu la pratique
Pour vous décrocher la lune d'argent
Ce n'est pas le bon moment

Demain si tu veux mais pas maintenant

Je suis ni fleur ni bleu ni rien
Ni Pierrot ni même Arlequin
Contre un doux baiser vous aures du vent
Ce n'est pas le bon moment.

Jeremy Kisling

(Merci Pou...)

Thursday, June 29, 2006

Il y a le vide et les larmes qui n'osent plus couler. Asséchées? Il y a le soleil qui tente, en vain, de réchauffer mon coeur devenu froid comme de la pierre. Mes yeux qui échappent parfois à toute réalité, pour s'envoler loin, au fond de ma tristesse. Chaque jour est comme une étape d'un chemin de croix infini, perpétuel.
L'impression de nager en plein malheur quand le bonheur pourrait me tendre la main.
L'impression que l'amour a été injuste. L'impression que je n'aimerai plus jamais.
Résonne alors le silence et la peur au fond de moi. Chaque pas ets toujours plus douloureux dans une vie que je rêvais pourtant si heureuse.
L'impression d'être un enfant à qui, injustement, on retire le jouet qui l'aidait à avancer.
L'impression d'errer au milieu de nulle part. L'impression de rentrer de guerre et ne plus rien reconnaître autour de moi. Avoir disparu des siècles au fin fond de mon coeur. Mais la réalité trouve toujours le moyen de vous ratrapper. A venir brîser en mille morceaux ce que vous avez eu tant de mal à concevoir, à réaliser.
L'asencion permanente d'une montagne sans fin. Sans la chance de s'arrêter pour admirer le paysage.
Et le silence encore, emprise sur mon moi, mon être, ma vie.

J'ai rebati cette tour de verre infranchissable, dont même les âmes pur ne semblent pouvoir traverser ses parois. Animées par la curiosité, certaines n'bandonnent pas. Elles n'ont aucune idée du danger qu'elles courrent. Combien en ai-je vu croire qu'elles pourraient un jour me rejoindre. Et malgré mes avertissement, s'obstiner. Plus dur sera la chute.

"I made my excuses... and left"

Monday, June 26, 2006

Seul sur ma terrasse, je regarde la monde,
La ville étale son tapis de toits devant moi
En cette chaude nuit d'été, je me replie

Je me replie sur moi-même, sur ma douleur,
Sur ma peine, éternelle.
Sous la lueur du ciel sombre et étoilé
Des étoiles qui embrasent mes pensées

Le silence de la rue désertique
Amplifie mon sentiment de solitude
Etre seul au monde
Depuis que le monde m'a déserté.

La chaleur n'est pas étouffante.

Seul sur ma terrasse, je regarde ma vie
Petit à petit, le monde fait mon nid
Je n'aime pas ça, je me replie

"Pour vivre heureux vivons cachés"
Alors je fuis tout ce que je trouve
Je fuis tout ce que je rencontre,
Fougueuse, cette fuite ne me rend-elle pas heureux?

Malgré ma volonté, l'oubli ne veut pas me gagner
Malgré mes rêves, je vis hors du temps,
Je suis retourné dans ma prison de rêve.
Désolé.

Seul sur ma terrasse, je fais le choix
de fermer mon coeur, de jeter la clé
Adieu la peur, je me replie

Et peut-être qu'un jour, quelqu'un trouvera la clé
Un prince qui me libèrera du sortilège,
Un qui saura sortir du donjon, qui aura la force de l'amour
Un, dont je saurai savourer les baisers.

En attendant, je vie avec ma douleur quotidienne.
Elle est amie maintenant, discrète et docile.
Et au-dehors, la chaleur m'accable
Il est temps de rentrer.